Au-delà du voile

Je veux que tous les saints prennent conscience de l’appel de Dieu en Jésus-Christ notre Seigneur. S’il est effectivement le Seigneur, nous devons être conforme à Son règne. Pour cela, chacun de Ses vassaux doit être renouvelé fidèlement vers Sa vision.

Christ est au-delà du voile qui reste une limite injuste pour une majorité écrasante. Nous sommes censés vivre dans le royaume de Dieu, selon une nouvelle règle de doctrine qui est une loi de liberté. Pourtant, notre témoignage ne semble pas être différent des hommes impies.

Faire de son mieux pour faire le bien et pour ne pas faire le mal, tout le monde en est capable. Cela n’a rien à voir avec la justice, ni avec la foi ou le royaume de Dieu. La réalité de ces choses ne peut être appréhendée par l’ancienne création, c’est-à-dire les hommes « naturels ». Elle est un pur non-sens pour la sagesse humaine, indigne de réflexion à ses yeux.

N’est-ce pas misérable ? Les hommes que l’Adversaire de la vraie sagesse s’est acharné à rendre spirituellement débiles veulent la juger par leur propre intelligence. En effet, l’humanité gît sous le malin qui non seulement garde les frontières du voile, mais la cultive dans l’ignorance et le mensonge.

En persévérant à apprendre Christ, le croyant arrivera normalement à une vision franche du royaume parallèle au monde. Bien sûr, nous vivons physiquement dans le monde au travers de nos corps mortels. De plus, nous devons nous conformer aux lois des territoires que nous foulons, pour autant qu’elles ne violent pas la sagesse de Dieu. Quoi qu’il en soit, une sagesse pratique doit nous accompagner dans cette tente temporaire.

Mais voici « la folie de Dieu » plus sage que les hommes : Christ est suffisant. Celui qui a le Fils est absolument justifié devant Lui. Ce qui condamne nos consciences c’est notre incrédulité qui repousse la grâce de Dieu. Ce n’est pas que nous n’ayons pas entendu, mais que la plupart n’ont pas la foi qui saisit les richesses de Christ au-delà du voile.

Dieu m’a justifié. Croyez-vous qu’un quelconque jugement pèse sur moi ? Si c’était le cas aujourd’hui, alors je Le déshonorerais par incrédulité. Cela ne signifierait pas qu’Il n’est pas fidèle, mais que je ne suis pas digne de Son appel. Lui, m’a appelé dans un royaume par la foi, et je dois y vivre par la foi. Il n’y a pas meilleure façon de rendre grâce à Dieu.

Au-delà du voile, nous sommes appelés à vivre libre par la foi, tout en étant régulés par l’amour. La foi nous permet de mépriser les rudiments du monde qui produisent la condamnation par les œuvres. Et cet amour est celui qui nous restreint pour le bien des frères, qui ne méprise pas, mais plutôt à l’espoir qu’ils réalisent la vérité. C’est sous son inspiration que nous, qui la connaissons à différents degrés, travaillons sans violence à la révélation. Malgré tout, nous sommes une minorité avec Christ, en Christ.

La profondeur

Notre communion, soit avec le Seigneur, soit avec les frères, dépend de la profondeur de la révélation de Christ. C’est par le Saint-Esprit seul, personne et rien d’autres que nous atteignons de véritables profondeurs de la réalité. Il s’agit de notre liberté devant et vis-à-vis de Dieu, et aussi des frères. Mais nous n’imaginons pas combien nous sommes superficiels. En effet, il nous faut d’abord connaître notre appel dans le Seigneur, puis accorder la même grâce à autrui. Qui comprend cela ?

Dieu nous a appelé à la liberté du royaume opposée aux rudiments du monde. C’est pourquoi le Seigneur nous dit des choses comme « pardonner comme il nous pardonne ». Moi-même, je reconnais mon injustice s’il doit m’arriver d’atteindre ma limite à supporter la liberté d’un autre. Car si nous offensons Dieu, nous chérissons sa bonté incompréhensible vis-à-vis de nos faiblesses. De même doit-il en être envers les frères.

Seulement, nous nous devons également de considérer toutes choses avec sagesse, selon la foi de Christ dans nos cœurs. Celui qui méprise la douleur des frères est en communion pour le mal. Est-ce juste ? Et on ne peut forcer autrui à nous supporter : cela dépend de la foi de chacun. Mais telle foi est sans la profondeur de l’amour. Or, la sagesse c’est de même contraindre notre liberté à cause de la faiblesse des frères. Nous ne devons donc manquer ni de foi, ni d’amour, car ces choses sont la sagesse de Dieu qui se perfectionne en nous qui persévérons à connaître Christ.

Voici le mystère à ce sujet : chacun juge les autres selon qu’il se limite lui-même. Un conducteur faible limite tout son entourage, et un chrétien faible est un petit enfant, car il est maintenu dans l’ignorance de l’enfance. Et vous savez qu’un enfant ne peut suivre et imiter un adulte au risque d’être choquer, déstabiliser ou blesser sur les traces des forts. Que dis-je ? Que ces conducteurs sont des adultes ? Non.

Des enfants qui passent pour des adultes conduisent d’autres enfants mais aucun ne peut parvenir à la vérité. J’ai démontré par le ministère qu’ils ont manqué le but : la longueur, la largeur, la hauteur et désormais la profondeur. L’Ecriture nous a montré que l’écrasante majorité des conducteurs des saints exercent la limitation. Et bien sûr, la masse les suis car ils parlent des sentiments qui gagnent facilement les cœurs des hommes : la peur de la condamnation, l’envi d’une prospérité terrestre et une prétention corporatiste soi-disant spirituelle.