Foi éminente et salut complet

La loi est la puissance du péché, mais elle ne le produit pas. En fait, elle éprouve l’ancienne création déchue et dénonce nos faiblesses : elle condamne la chair avec ceux qui y sont associés.

Or par la foi, nous reconnaissons être dégagés de la chair qui « marche » dans le monde. Nous sommes dans la chair, mais nous ne descendons pas de la chair pour lui devoir quoi que ce soit.

Nous sommes « chrétiens », et non des hommes naturels qui n’ont pas la nature divine en Christ. Ce dernier a accompli l’acte qui nous dissocie de la chair pécheresse. Non que notre conduite soient irréprochables devant la loi, mais nous ne lui devons rien.

C’est le péché qui s’exprime dans la chair, et la loi les condamne, mais nous sommes justifiés. Nous ne devrions pas même nous sentir concernés. Si quelqu’un observe la règle de la loi, il ouvre sa conscience à la condamnation.

Ceux qui ont cru en la bonne nouvelle de Jésus ont la vocation du repos dans la paix. En vérité, nous sommes justifiés dans la mesure de la foi.

Je dis que nous avons cru au début, et qu’il n’y a donc plus de peine éternelle contre nous. Mais cela n’est pas suffisant ; la puissance de Dieu, envers nous qui croyons, est plus grande que cela. Nous devons prendre conscience de la nouvelle vie associée à une telle justification.

C’est la mesure de notre foi dans la loi de liberté, l’Evangile, qui est le chemin pavé vers un salut complet.

La foi éminente

Qu’est-ce que la foi ? C’est un abri anti-satanique que la persévérance avec l’Esprit de vérité complète, afin qu’il n’y ait aucune faille dans l’attente de l’avènement de Christ.

C’est la loi des ordonnances, ou la morale humaine, qui fait autorité dans les « consciences incrédules ». Ces derniers sont incapables de servir sans la lettre, sachant que cette dernière est sans réalité dans la vocation de la vie éternelle.

Les forces spirituelles du monde s’opposent à la justification de la foi. Ce sont les règles charnelles découlant du principe ancien de la création déchue : le bien et le mal.

Il n’est pas seulement question du jugement humain, bien qu’il soit prompt à interprété subjectivement. En effet, la loi que Moïse reçu fait aussi partie des choses anciennes.

Le Père veut de vrais adorateurs. C’est à cela qu’Il nous appelle en Christ, car sans la vie du Fils nous ne L’aimons pas en vérité, et sans la vie du Fidèle nous sommes dans les liens anciens.

Voulons-nous rejeter l’œuvres de Jésus-Christ pour chercher la justification par notre propre mérite devant la loi ?

La foi est notre alliance avec le mérite de Christ selon l’Evangile. Et comme il est écrit : « Vous êtes séparés de Christ, vous tous qui cherchez la justification dans la loi ; vous êtes déchus de la grâce. Pour nous, c’est de la foi que nous attendons, par l’Esprit, l’espérance de la justice. » [Galates 5 :4-5].

Cet Evangile n’est-Il pas clair ? ou quelqu’un prétend-il qu’Il est ambigüe ?

Il est écrit : « Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie » [Ephésiens 2 :8-9].

L’alliance dit aussi : « Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce. » [Romains 6 :14].

Toutes ces choses sont vraies, mais la mesure de notre foi détermine notre expérience. Dieu nous a appelé à une conscience sans condamnation du péché, et sans l’esclavage de la loi. Il nous a appelé à la liberté de la foi qui agit par amour de la vérité et des frères.

Plusieurs trompent les frères en enseignant le mélange (impureté), et se faisant, ils combattent l’œuvre de Christ. Si nous sommes à Christ, nous sommes voués au dépouillement de l’ancienne création. Mais si nous ne coopérons pas avec l’Esprit de vérité et le service des fidèles, nous manquerons le but.

La foi n’est pas complète chez tous, c’est pourquoi le Seigneur fait la distinction entre la masse des saints et les fidèles. Être fidèle ne signifie pas « avoir cru », cela signifie « croire avec persévérance » ; ce n’est pas « croire en partie », mais « croire complètement ».

Nous paierons le prix de l’ignorance et de la rébellion. Le Seigneur Lui-même l’a dit (Luc 12 : 47-48). Ce que nous devons connaître, c’est la vérité et la grâce en Christ. En Lui, il y a la réalité que les hommes ne peuvent connaître au dehors, et dont ils ne peuvent jouir.

L’alliance que nous avons implique notre renonciation aux choses anciennes, ce que l’on appelle désormais « œuvres mortes », pour saisir les nouvelles. C’est pourquoi l’apôtre Paul parlait ainsi :

« 7 Mais ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ. 

8 Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j’ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ, 

9 et d’être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s’obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi, 

10 Afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort, 

11 pour parvenir, si je puis, à la résurrection d’entre les morts.

12 Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou que j’aie déjà atteint la perfection ; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus-Christ. 

13 Frères, je ne pense pas l’avoir saisi ; mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, 

14 je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ. »

[Philippiens 3 :7-14]

C’est aussi pourquoi il avait repris Pierre (Galates 2 :11-14).

Cette génération est souillée par le mélange des choses anciennes avec les nouvelles. Et c’est ce qui privera beaucoup de la récompense des fidèles.

Le salut complet

Avant la mort de Jésus, il n’y avait aucun salut pour les non-Juifs, et aucun salut efficace. Il s’agissait au mieux, pour les juifs uniquement, d’ordonnances qui les préservaient de la décadence des nations. C’est ce que montre l’exode des hébreux dans le désert, et jusqu’à Canaan.

Les nations d’aujourd’hui ont elles aussi des lois, pour cela. Seulement, elles n’ont ni les mêmes ordonnances, ni les mêmes motivations, ni les mêmes résultats…

Les lois sont des gardes et des répresseurs. Tous les abus peuvent alors être manifestés par les autorités.

Au temps de la loi, avant la grâce et la vérité de Jésus-Christ, les hommes d’Israël étaient aussi sujets à la corruption. En effet, un mystère universel agit en tout homme : les passions.

Que dis-je, que la loi est corrompue ? Loin de là. C’est le cœur humain qui n’est pas à la hauteur de la règle de la loi. Nous essayons de la satisfaire en vain, bien qu’elle ne soit que la conduite, et non la réalité de la justice.

Quiconque veut nier ce fait se trompe sur lui-même, et ne connaît pas la loi. Seulement après que notre misère est exposée à la lueur de la loi, pouvons-nous apprécier le salut prééminent.

Nous ne pouvons nous défaire, ni de la chair, ni de ses passions. Bien sûr, l’essence de la loi est dans nos cœurs, de sorte que nous avons un frein spontané. Elle ne sert pas l’intelligence. Comprenez-vous ?

Il est écrit dans les anciennes Ecritures qui annoncent la dispensation du Fils de Dieu : « Voici l’alliance que je ferai avec eux, Après ces jours-là, dit le Seigneur : Je mettrai mes lois dans leurs cœurs, Et je les écrirai dans leur esprit, il ajoute : 

Et je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités. » [Hébreux 10 :16-17].

Je dis que nous avons été accueillis gratuitement, en reconnaissant d’abord notre péché incurable dans la chair, puis en reconnaissant Christ comme notre salut suffisant dans l’esprit.

Si nous faisons ce que la loi et la morale humaine désapprouve, perdons-nous le salut ? Jamais ! Nous ne sommes pas justifiés par notre mérite à pratiquer la loi des ordonnances. La loi est pour la chair, or l’esprit est dans la réalité.

Par contre, nous faisons démonstration de la grâce par le repos et la reconnaissance pour l’Evangile de Christ.

Le salut de Dieu en Jésus-Christ ne dépend que de la foi, non des mérites à observer quelque morale. Cela semble sûrement étrange pour beaucoup. En fait, c’est le procédé de la loi qui vous empêche de connaître la valeur de l’alliance en Christ.

Je dis qu’importe les passions lorsque nous mettons la gloire de l’Évangile en balance. Là, cette dernière est absolue.

Je dis « absolue », mais seulement dans l’amour. Car personne ne saurait prétendre que le Seigneur abandonne « les petits » sous les coups des méchants.

L’expression des passions sont des manifestations de ténèbres de la chair pécheresse. Nous sommes dans la chair, et bien que nous ne marchions pas selon la chair, cette dernière est en errance.

Nous ne lui devons rien, et elle, est déjà condamnée. Mais nous sommes justifiés dans l’Esprit selon lequel nous marchons.

Qu’est-ce que cela signifie ? Marcher selon la chair, c’est définir la vie selon le principe du bien et du mal. Dans ce cas, nous désignons des responsabilités, pour lesquelles nous nous condamnons nous-mêmes avec la chair.

Mais ce n’est pas la volonté de Dieu, ni l’œuvre de Christ.

Marcher selon l’Esprit, c’est être libre vis-à-vis des passions dans la chair. Je ne dis pas cela pour la loi, mais pour la conscience de la justification par la foi.

L’esprit est paix dans l’Esprit vivant, par la foi de Jésus, mais il est mort dans le cœur des incrédules. En apprenant Christ comme alliance de la nouvelle vie pleine de grâce, nous anéantissons les luttes vaines.

Alors nous avons une bonne conscience persistante contre toutes accusations sataniques. L’amour et la foi sont le diapason qui fait loi, s’il y a un reproche, afin que nous demeurions dans la paix.

Ceux qui vivent selon l’Esprit, qui se perfectionnent dans la foi et jugent dans l’amour et la vérité, sont réservés pour le salut éminent.