Le combat de la foi

Je présente ici la contrepartie des faiblesses du titre précédent. Les deux expliquent une vision de la persévérance à laquelle nous sommes tous appelés. C’est l’intelligence d’une révélation divine. Ceux qui n’y ont pas part sont forcément des étrangers qui n’ont pas le même Père que Christ.

Il s’agit maintenant des signes de persévérance spirituelle opposés au « criblage de la foi ». L’expression se réfère évidemment à la parole du Seigneur à Simon (Luc 22 : 31).

Les faiblesses dont nous parlions dans le texte d’avant sont un déraillement, ou une corruption du témoignage normal. Chaque croyant doit se distinguer par un fruit de l’Esprit associé à sa marche. C’est par cela que l’on se fait connaître des frères.

Lorsque l’apôtre Paul dit : « j’espère que dans vos consciences vous nous connaissez aussi », c’est de cela qu’il parle. Son témoignage était conforme à l’appel du Seigneur, et Dieu le connaissait ainsi en Christ. Il s’agit de la marque de son identité spirituelle. Non seulement, nous savons qu’il est chrétien, mais le Seigneur vit dans son cœur par la foi.

Certains diront : « S’il est chrétien, n’est-ce pas évident ? » Eh bien, la définition originale de « chrétien » le suppose. Mais beaucoup ont perdu le témoignage du Seigneur. Il ne s’agit pas de la conviction du croyant dans sa propre appartenance au royaume. Nous parlons de la preuve qui rayonne dans l’Eglise, aux yeux des véritables frères.

Les faiblesses qui s’opposent au témoignage sont les « œuvres du vide » rempli par la chair. Cette souillure du témoignage peut s’éterniser si nous ne répliquons pas.

Par exemple, le zèle pour la justice spirituelle peut laisser place au découragement, à cause d’un constat d’échec, lequel est étranger au royaume. Ou encore, un témoignage de douceur paisible et confiante s’efface pour la timidité et la crainte.

Chaque croyant est censé avoir un témoignage de Christ, un caractère spirituel marqué, comme la marque d’une identité en Lui. Les répliques dont je fais allusion sont d’avantages des manifestations spirituelles, des œuvres de ce témoignage normal du chrétien. Ce culte est le combat de la foi. Comprenez-vous ?

Jacques disait que la foi sans les œuvres est morte. Mais la croix détruit les œuvres de la chair pour compléter la foi : il ne s’agit donc pas de cela. Ce ne sont pas des œuvres issues de l’obéissance de préceptes quelconque, d’ordonnances, de traditions ou de principes.

La croix est la puissance de Christ dans un processus qui tend à imposer la normalité de Son témoignage. Pour cela, nous cherchons à Le connaître par la foi, afin que colmater toutes occasions de chute dans la chair.

Et quelles sont-elles ? Ce sont les mensonges qui existent dans le monde ancien, et que qu’une conscience qui manque de la connaissance de Christ dans le royaume retient. Car en vérité, il n’y a ni condamnation, ni échec, ni peur, méchanceté ou d’autres choses semblables en Lui.

A quelle vie nous conformons-nous ? A celle de Christ dans Son royaume ou à Adam dans le monde ?

Cela signifie-t-il que tout est permis ? Non : celui qui a le témoignage de Christ est perfectionné dans l’amour. Mais celui qui n’aime pas a choisi le monde mauvais avec la compagnie des incrédules. C’est là, le véritable péché.

De quoi parlait ce serviteur de Dieu ? Il évoquait l’équivalant de « la parole de leur témoignage » (Apocalypse 12 :11). Toutefois, la valeur de ces œuvres dépend effectivement du témoignage. Il ne suffit pas de se manifester, mais de le faire par la foi en la vérité.

Le culte n’est pas premièrement les activités communes. Comment s’exprime votre foi pendant votre marche, sans la compagnie des frères, mais dans la seule présence du Seigneur ? Cette activité particulière est persistante, et même plus ardente lorsque la foi de votre témoignage est éprouvée.

Un tel culte est vivant, et c’est notre marche même dans la réalité. De cette façon nous nous confirmons dans la connaissance de Christ. Si nous parvenons à imposer notre témoignage contre les manœuvres du diable, nous glorifions Dieu.

Nous sommes les membres du Corps de Christ, avec Son essence spirituelle. A cause de cela, nous devons incarner la victoire qu’Il a, et qu’Il confirmera à la fin de l’âge. Ceux qui y parviendront partageront le royaume avec Lui dans l’âge à venir.

En communion, ce culte devient ce que l’Ecriture appelle le fruit de la lumière qui consiste en « toutes sortes de bonté, de justice et de vérité ». Ce sont les œuvres telles que la libéralité, la miséricorde ; encourager, diriger et enseigner dans la sagesse.

C’est une sorte de défense collective, où la grâce de certains (leurs manifestations) aide d’autres à porter leurs fardeaux.