La foi de Christ

Contrairement à la connaissance fondamentale qu’enseigne dans la vision précédente du ministère de vie. Celle-ci n’est pas sans l’expérience de Christ. En effet, l’épreuve de la foi seule permet un modelage de la foi et son enracinement dans la réalité de Christ.

Il est question de la connaissance intime et de la vie cachée dans un sanctuaire pour deux. C’est notre héritage incompréhensible sans connaître Christ dans la mesure que Dieu nous réserve en particulier. Cette piété est en lien étroit avec la connaissance fondamentale qui englobe l’économie de Dieu. En fait, il s’agit de vivre dans la liberté de la foi révélée dans l’Evangile, ce spontanément.

Dans le premier volet du ministère, j’explique les erreurs enseignés, répandues et héritée dans le déclin de cette génération. Et c’est là toute la tragédie : sans l’enseignement du fondement des apôtres et la complétude de la foi, nous ne pouvons pas prétendre être prêts. Ou alors, comme c’est le cas de la masse, nous sommes simplement dans l’attente d’une désillusion.

L’expérience de Christ peut paraître ponctuelle, mais c’est surtout une mesure de la vie du Fils dans la réalité. Elle est perfectionnée jusqu’à la complétude de la foi, c’est-à-dire le témoignage d’un fils de Dieu. Et là, il n’est pas question de devenir la copie les uns des autres. Au contraire, c’est découvrir les richesses d’une grâce réservée au milieu d’un foi commune en Christ.

Nous faisons des expériences tels que voir une situation que l’on croyait inextricable se régler comme si ce n’était rien. Parfois encore un miracle a lieu, alors nous reconnaissons que Dieu est avec nous.

Un homme de Dieu, l’un des plus au fait de la vérité présente rapportait une anecdote. Une femme chrétienne se rendait en bateau vers le lieu de son service spirituel. Priant Dieu, elle Lui disait qu’il lui serait difficile de se montrer efficace avec ses lunettes de vue. Puis elle les jeta dans l’eau et Lui dit en substance : « C’est Toi qui m’envoies, alors donne-moi des yeux à la hauteur ». Désormais, sa vue était parfaite.

Plus tard, un homme dans une situation un peu similaire tente de reproduire l’expérience, car il avait entendu ce témoignage. Sa démarche ne produit rien, sinon qu’il devrait faire son office sans ses lunettes. Peut-être qu’à l’instar de la sœur, son travail était dans le Seigneur, mais cette grâce ne lui était pas réservée à lui. Elle avait spontanément saisi ce qui était pour sa foi, sans inspiration extérieure, fusse les Ecritures. Mais le frère pensait que toute grâce est pour tous, même lorsqu’il veut la saisir sans la foi de Christ.

L’unité de la foi concerne beaucoup de choses que tous doivent saisir par l’enseignement. Mais il existe un trésor caché, réservé à chacun, afin qu’il découvre Christ de manière à compléter son propre témoignage dans le royaume. Ce témoignage, c’est que Christ est toute sagesse, suffisant pour paraître devant Lui dans la justice.

Toute leur vie, chacun enfant de Dieu doit être renouvelé pour se présenter comme une pierre précieuse unique. C’est là la gloire de Dieu, car qui veut nier la complexité insondable de l’œuvre de Dieu : l’homme ; et même l’homme en Christ. Bien sûr, la foi fondamentale est incontournable, mais l’intimité du perfectionnement de la foi est une gloire excellente de Dieu.

Lorsque nous L’invoquons, nous avons une assurance qui s’appuie consciemment sur notre connaissance particulière de Christ. Et pourquoi ? Parce que même si nos épreuves se ressemblent, nous n’avons pas besoin des mêmes réponses pour rassurer nos cœurs devant Dieu.

La foi intime est justifiée dans le Seigneur, mais n’étant pas reconnaissable par la foi commune, elle est facilement sujet au jugement et au rejet. Pourtant, l’homme spirituel ne peut être jugé, lui qui peut juger de tout ; il comprend la sagesse qu’il y a en Christ, et devant Dieu le seul vrai juge. Le Père veille sur Ses enfants qui croient en Christ, Son héritage. Mais eux aussi doivent garder leur foi avec prudence et persévérance.

Un exemple à propos dans les Ecritures est celui de Romains 14 (et le début de Romains 15). Il nous permet de méditer sur le fait que chacun peut jouir d’une liberté personnelle selon sa foi. Toutefois, reconnaissons que témoignage public peut être injuste, si nous revendiquons notre liberté d’une soi-disant foi au détriment des frères. Par amour, nous serons juste dans la communion, et ce, aussi spontanément que nous sommes libres avec l’homme spirituel.