Témoignage évanescent

J’ai pleuré devant mon Dieu, je L’ai supplié et invoqué sans cesse… Il m’a répondu : « S’ils ont ta foi, je peux faire en eux la même chose. »

Le peuple de Dieu s’est contenté de l’impureté.

Des consciences impures

Il n’est pas question de péché. Ceux qui connaissent l’Evangile de Christ n’ont pas la loi dans la bouche, et leur conscience n’en est pas esclave. Je dis la vérité, et j’enseigne la justice de Dieu, par la foi et pour la foi.

Christ est la fin de la loi, car la loi condamne, premièrement les non-Juifs. Voulons-nous demeurer sous la loi ? Sachant que nul n’a grâce devant elle.

Les apôtres-mêmes ont débattu à cause de Paul, lequel défendait le salut et la justification de la foi.

Je parle d’impureté car le principe de la connaissance du bien et du mal ne procède pas de la foi. L’eau douce et l’eau salée ne preuve jaillir de la même source, sinon l’une souillera l’intégrité de l’autre. Or, en vérité la loi est la source de la chair qui souillure le témoignage de Christ. Que celui qui peut comprendre comprenne !

Christ est suffisant, et Il a accompli toute la loi, Il a réglé nos comptes avec elle : le salaire du péché. Voulons-nous revenir en arrière, ou nier Son œuvre complète ? Il nous offre la liberté, mais plusieurs veulent se soumettre au joug ancien.

En cherchant ainsi les œuvres de la loi, un tel enfant de Dieu donne d’avantage crédit aux choses d’en bas qu’à la vocation céleste.

La loi ne connait ni miséricorde, ni compassion pour ceux à qui elle s’adresse. Si vous pensez l’accomplir par vous-mêmes, vous vous trompez vous-mêmes. Vous êtes les plus enflés des hommes. En effet, la grâce ne nous rend pas fort pour la loi, mais justifie les humbles sans peine.

La parole de Dieu tranche entre ceux qui marchent selon la chair, et ceux qui croient selon le pur Evangile.

La loi juge la conscience esclave de la connaissance du bien et du mal, ce qui tombe sous le sens. Mais Dieu ne reconnait plus l’administration de la loi. Sans Christ, les hommes sont livrés à eux-mêmes devant la faiblesse de la chair. C’est pourquoi Dieu ne juge pas les péchés, mais Il a remis tout jugement à Son Fils. C’est notre Seigneur Jésus-Christ qui jugera les œuvres des hommes : leur incrédulité.

Et il y a un jugement de la maison de Dieu. Bien que nous ayons un salut éternel immuable, nous avons quelque chose à perdre. Par contre, notre fidélité (fait de la foi) nous vaudra l’honneur dans le royaume millénaire avec Christ.

Je parle d’impureté car Dieu ne nous a pas destiné à deux sources : d’abord la grâce, puis le mérite des œuvres. Paul nous exhortait à maintenir le capte de la foi, plutôt qu’à revenir aux œuvres mortes. Et c’est là mon appel, pour témoigner conformément à la vocation céleste du peuple acquis par la seule foi.

Pourquoi les saints s’attachent-ils aux choses qui plaident avec le diable contre la grâce de Dieu ? Bien sûr, la vérité et la fidélité de Dieu sont immuables, et ne dépendent pas de notre persévérance. Mais Sa fidélité Le fait distinguer entre la persévérance et l’impureté. Gloire soit rendue à Dieu en notre Seigneur Jésus-Christ.

Qui veut prétendre que les accusations viennent de Christ ? Ne sont-ce pas les œuvres du malin ? Qui se trompe lui-même en déclarant les raisons de cœurs méchants ? Nous ne sommes pas sous la loi : celui qui juge selon la loi sert le diable. Car qui détruit ceux qui veulent compter sur la grâce de Dieu ?

Celui qui sert le Seigneur témoignage sans compromis, ne condamne pas, mais il cherche la repentance de tous. Or le témoignage de Christ, c’est qu’Il est l’auteur du repos et de la liberté par la foi. La repentance n’est pas celle du péché, mais des luttes pour la justification des œuvres.

Maintenant, il s’agit de croire absolument dans la suffisance de l’alliance en Christ. Nul ne peut Le connaître s’il ne s’est engagé sur la voie, comme Pierre marchant sur l’eau.

Une conduite sans frein

Tout avait été établi afin de pallier aux manœuvres sataniques et à l’incrédulité. Pourtant, non seulement la foi fait défaut à cette génération, mais cette dernière se conforte dans l’erreur.

Le Seigneur a œuvré au recouvrement de la vérité dans l’Eglise de Dieu. Certes, certains rebelles sont demeurés incrédules, et leurs héritiers ont proliféré sans frontière. Mais Il connait ce reste qui cherche la justice de Dieu, et est éprouvé dans la communion de Son Esprit.

Seuls ceux qui auront la mesure de la foi à l’heure des comptes, entreront dans la joie de justice. Chaque courant des héritiers doit combattre contre les ténèbres de l’erreur dans leur propre localité. Je n’ai cessé d’écrire à ce sujet : ce sont des vainqueurs que le Seigneur cherche.

Je m’adresse à ceux qui errent dans un mirage de la chair. Ils ont cru une fois, mais leur témoignage est souillé. Ils sont sauvés par la foi, mais s’imaginent saisir un mérite des œuvres devant le Seigneur.

Comme disait Paul, ils sont déchus de la grâce. Bien sûr, le salut initial demeure, mais ils sont réservés aux ténèbres du dehors, à moins qu’ils ne se repentent.

Dieu a pourtant tout réglé, selon le fondement immuable des apôtres avec toute l’explication de la sagesse. Tout a été perdu, mais les saints n’ont pas d’excuse à l’écoute de la vérité. Ce que je dis, c’est que nous devons vaincre, plutôt que faire preuve d’incrédulité et de peu d’amour pour la vérité.

Toutefois, leur impureté tient aussi aux erreurs et lacunes de l’enseignement dont nous avons hérité. A savoir ce qui concerne l’abolition des œuvres mortes et les promesses de l’alliance. C’est aussi pourquoi les limites locales des églises de Dieu et l’autorité spirituelle étaient clairement établies.

Malheureusement, les pensées d’hommes souillés ont rongé la saine doctrine. Ceux qui les reçoivent ne se rendent pas compte des différences entre la parole de Dieu et la leur.

Ils ont déplacé les bornes de la sagesse, faisant ainsi le jeu des forces spirituelles du monde. Les opinions ont dépassé la vérité, et la justice est devenu une conception impure qu’ils pratiquent sans crainte.

Le peuple de Dieu se réunit en secte que plusieurs appellent injustement « églises locales ». Et en adhérent à ces sectes, ils renoncent à la splendeur de la vocation céleste.

En effet, l’Eglise de Dieu n’est pas faite de choses périssables, mais de ce qui est racheté au jour de Christ. Et ce n’est pas dans la limite des briques et du béton que les églises existent devant Dieu. Mais il y a un ordre divin et des bornes spirituelles auxquels la foi obéit.

Nul ne peut exclure un croyant qui demeure dans une localité (une ville), car il est un membre de l’église. De même, on ne peut y inclure qui que ce soit, sans la preuve de sa foi en Jésus-Christ, combien même il habiterait cette localité.

Un croyant étranger (domicilié dans une autre ville) peut avoir la communion de l’église locale, mais il ne peut être considéré comme membre. En fait, il est établi ailleurs devant Dieu. Sa visite devrait être accompagnée d’une lettre d’un ancien de sa propre localité attestant sa qualité (attestation de foi et de mission).

Les anciens sont normalement suscités en tant que garant de l’ordre divin. Aujourd’hui malheureusement, ce n’est pas par la grâce qu’ils sont désignés. Ce n’est pas non plus la fonction de gardiens qu’ils remplissent.

Ces choses, les limites locales et l’autorité spirituelle, servait à l’origine à l’ordre divin. Seulement, les hommes charnels se succédant ont couru vers leur propre vision, ignorants, orgueilleux et incrédules.

La restauration du témoignage

Aujourd’hui je crois connaître le Seigneur, avec l’assurance de déclarer le recouvrement complet de la vérité dans ma conscience. Le protestantisme est une persistance de l’impureté dans le processus que visait l’œuvre du Seigneur.

De mon côté, il n’y a aucun orgueil : seulement le fardeau et le désir de faire connaître la grâce de Dieu dans l’Eglise. Je sais que l’orgueil enfle les adversaires de la vérité, lesquels préfèrent leur fausse réputation de vie et leur ventre à la justice de Dieu.

Il y a un jugement pour les œuvres cachées dans leur cœur. Sachant que les yeux du Seigneur sont une flamme de feu, et que Ses pieds fouleront Son Eglise dans une épreuve intense. Loué soit le Seigneur !

Quand Son Esprit dans le mien parle du « ministère de vie », je ne comprends pas à l’époque. Cela fait à peine quelques mois que je suis baptisé d’eau, et il faudra attendre plus de deux ans pour celui du Saint-Esprit.

C’est après m’être dégagé du courant protestant qu’Il commence à me révéler ce qu’il en est. Il s’agit 1) d’un appel (identité) particulier qui rappelle celui de Jérémie pour son zèle, et de celui de l’apôtre Jean. Toutefois, loin de moi la prétention de leurs œuvres.

Ce ministère dévoile 2) un mystère que tous devraient connaître dès les premiers temps de leur conversion. C’est l’appel (proclamation) d’un principe fondamental : la foi dans la vérité, pour une vie véritablement sanctifiée.

Le premier point concerne l’armée de ceux qui reçoivent cette vocation de la restauration du témoignage. Ils sont les premiers à croire ainsi, sans le contentement de la foi commune et la vie impure.

Le Seigneur les représente comme en étoiles dans Sa main droite. Ce sont des messagers proches qui servent dans Son Esprit pour rapprocher ceux qui les reçoivent. Bien sûr, tous ceux qui ont cru, qui sont en Christ, ont un accès direct à la Tête de l’Eglise. Mais il est question de la capacité des saints à entendre la parole de l’Esprit, puis de la porter en témoignage. Peu en ont la vocation.

Le ministre de vie est un témoignage ferme de la vérité, de la connaissance de Christ et de l’alliance en Lui. Comme il est écrit : tout ce qui est manifesté est lumière.

Cela signifie que certaines erreurs doivent être arrachées, quand la vérité s’impose. Ce n’est pas sans rappeler le prophète Jérémie. On peut raisonnablement considérer les prophètes de l’Eglise comme pouvant être ainsi appelé. Mais ces choses ne sont pas hasardeuses.

Ce qui fait la particularité d’un serviteur comme l’apôtre Jean est son enseignement et son exhortation. Et que disait-il ? Que sans la communion du Fils, nous marchons dans les ténèbres, et qu’il est alors simple de se perdre.

Il savait parler aux saints comme à des enfants. Personnellement, je trouve cela admirable. En effet, la connaissance qui était la sienne pouvait se rendre incompréhensible. Mais il travaillait pour leur salut.

Le second point expose la pratique même de la nouvelle règle de doctrine. Jean, soucieux des faiblesses des « petits enfants » leur disait : « si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père ».

En vérité, nul enfant n’a besoin d’un tel défenseur devant son propre « Père ».  Mais c’est afin que la valeur de Christ soutienne leur manque de connaissance de l’amour de Dieu. De fait, Christ est le garant d’une bonne conscience envers Dieu.

Souvenez-vous que le Seigneur disait : « je ne vous dis pas que je prierai le Père pour vous ; car le Père lui-même vous aime» [Jean 16 :26-27]. Toutefois, Jean reconnait que la foi des « petits enfants » repose sur l’amour révélé en Jésus-Christ.

Nous commençons à pratiquer la vérité en admettant avoir le péché, afin de croire au début. Ensuite, nous reconnaissons avoir été dégagé du péché par Christ, une fois pour toutes. Mais s’il arrive que nous doutions, à cause de la chair, nous pouvons nous fortifier dans la foi d’une vérité éternelle : la grâce du sang de l’alliance.

Christ est la vie dans laquelle il n’y a pas de ténèbres, et donc pas de péché. Si nous reconnaissons qu’Il est notre nouvelle vie, alors nous sommes justifiés en vérité. Et la vérité ne dépend pas de notre conscience. Seulement, notre conscience dépend de notre foi en la vérité.

Les forces spirituelles du monde profitent de l’incrédulité pour nous appesantir sur un fardeau ancien.

Je parle du péché parce que c’est un sujet qui touche consciemment la masse du peuple. Lorsque nous aurons perfectionné la foi de l’Evangile dans nos cœurs, alors nous serons inébranlables. En effet, il est question de foi, et non d’opérations extérieures.

Ce ne sont pas des règles que l’on peut vérifier sous une loi des ordonnances ou autres préceptes. Ce qui compte, c’est la mesure dans laquelle nous élevons la vie de Christ, par la foi. Nous devons croire que l’alliance est infaillible, et apprendre Christ jusqu’au bout.

C’est ainsi que nous saisissons la justice pour nous-mêmes. On dira de ceux-là : « vous êtes forts, et vous avez vaincu le malin ».

La loi impose une longue liste d’ordonnances, et suscite la multiplication de sous-interprétations qui conditionnent notre conscience. De fait, nous avons des principes non-écrit qui nous conduit à juger de tout et tout le monde. Alors plusieurs les ont imposés en dogmes, traditions, et péchés.

Mais la foi est différente : elle n’exige rien. Et c’est sans doute la base de l’incompréhension. Elle se contente d’écouter l’Esprit de l’alliance. Et que dit-Il ? Que Christ est suffisant devant Dieu. Alors que cherchons-nous de plus ? Ce n’est pas pour la justice, mais pour le ventre par orgueil ; pour la peur par incrédulité.

Le seul ordre que Dieu dicte c’est : « écoutez-Le ». Car Il est la fin de la loi, et le messager de la vérité de la grâce.

Quant à Christ, Il a envoyé Ses serviteurs pour établir Son Eglise, en localité, avec des ministères et une administration. Là encore, rien n’est hasardeux. Mon ministère n’a cessé de relayer ce fondement des apôtres.