Le combat des vainqueurs

Toute vérité issue de l’Esprit est propre à dire, et toute justice de Dieu est bonne à enseigner. Peut-être que celles-ci scandaliseront les méchants qui entendent, afin d’aider à la sélection de ceux qui aiment l’Evangile en vérité. Et les fidèles obéiront au Nom du Seigneur ; Amen.

Le témoignage collectif de cette génération, dans la quasi-totalité des localités, est souillé. Qui, le premier, veut contredire le constat désastreux qui pousse l’Esprit du Seigneur à nous prévenir de toutes manières ?

Ce discours n’est pas nouveau, mais le clou peut davantage être enfoncé. Et ceux qui n’entendent que maintenant auront une occasion aujourd’hui.

Cela fait longtemps que l’enseignement est dépouillé de plusieurs éléments essentiels à la gloire complète.

Les vainqueurs sont ceux qui sont restaurés à la foi plus excellente au-delà des ténèbres de leur localité. Car pour l’œuvre de Dieu c’est le Corps qui compte, et pour le jugement de la maison, c’est l’œuvre de chacun.

L’échec de la réforme

Une succession de schismes souillant tout ce qui est saints par les œuvres de la chair. C’est là ce qu’est devenu l’œuvre de l’Esprit du Seigneur. Lui qui a recouvré des éléments en suscitant des réformateurs en leur temps, nous a vu prendre parti par incrédulité.

Quoi ? Les dénominations seraient-elles la nouvelle image de l’œuvre de Dieu ? Blasphème que cela ! La doctrine aurait dû être uni dans l’intelligence spirituelle des pasteurs et enseignants.

On entend toutes sortes de sagesses humaines, comme si elles faisaient consensus devant Dieu. Mais n’a-t-Il pas établit toutes choses par Ses serviteurs apôtres de Jésus-Christ ?

N’insultez pas davantage Sa sagesse !

Quelle est la défense de la chair ? une adaptation nécessaire ? l’innovation moderne ? Et avec cela, pensez-vous qu’il ne coute rien de trafiquer l’ordre divin ?

Mais qui s’intéresse vraiment à ce que Dieu veut ? celui-là n’est pas suiveur de la bêtise humaine. Depuis quand Son Eglise est-elle faite de brique, de bois, de fer et de béton ?

Je le dis à la honte des foules en perdition de l’excellence de Christ : vos pensez sont sur les choses de la chair. L’œuvre de Dieu est parfaite : ce n’est pas les siècles qui changeront Sa sagesse. Mais l’incrédule de ce siècle dit : « j’ai une solution », puis souille ce qui est sacré.

Que faire dans les localités ravagées par les œuvres de la chair ? Car les hommes infidèles ont institué la rébellion dans les cœurs des héritiers du déclin. Que dis-je ? Que ceux qui sont ajoutés à l’Eglise sont souillés, et souillent à leur tour, en établissant le même modèle impie : une dénomination.

Je le répète sans cesse : Dieu a ordonné que l’Eglise soit manifestée localement, dans l’unité spirituel, et dans la limite physique d’une ville. Il n’a pas décidé de cela pour rien. Et nous n’aurions pas à déplacer les bornes, même si nous ne trouvions pas de raison intellectuelle.

Aux premières heures de la réforme, cela pouvait se comprendre, car le Seigneur œuvrait encore pour restaurer les éléments. Mais dès lors, pourquoi se dénommer des hommes comme Luther ou d’une patrie (ex : anglicane). De cette manière, tant de choses ont été remplacées, alors qu’après avoir été perdues, Il nous les restituait.

Les rebelles ont persévéré dans les œuvres impures, mêlant ce qui est saint par la restauration, à la souillure. Ils se sont mis à revendiquer, et à convaincre les faibles qui sont incapables de discerner les mauvais des bons fruits.

Ce n’est pas par la lettre de la loi que l’on juge les œuvres de la justice. Mais qui comprend cela ? C’est selon la connaissance de Jésus-Christ que l’on mesure le témoignage de quiconque.

Désormais, Dieu attend la révélation des vainqueurs qui suivent le Seigneur. Ceux qui reconnaissent les erreurs héritées de la chair, et qui discernent ce qui était perdue pour le saisir à nouveau.

Beaucoup s’imaginent qu’ils Lui sont agréables, sans obéir à Son commandement fondamental : « Ecoutez-le ! » Car l’Evangile n’est pas la loi, ni un complément de celle-ci.

Christ est la fin de la loi, afin que depuis la justification de ceux qui ont la foi, Il remplace les choses anciennes. Cette nouvelle vie est par la foi, laquelle ne procède pas de la loi.

En donnant une « dîme » aux organisations religieuses, vous ne servez pas Dieu, vous suivez des ordonnances vaines. Si ce n’était que cela : par-là même, vous pratiquez une œuvre morte qui éclipse la grâce de Christ dans la réalité. C’est pourquoi l’apôtre Paul disait : « vous êtes séparés de Christ, vous qui cherchez la justification par les œuvres de la loi ».

La mesure de l’obéissance de la foi que nous aurons servira lors du jugement de la maison, chacun pour soi. Pour moi, j’apprends la vérité, et j’enseigne la justice de Dieu à laquelle je me conforme. Même si la masse est rebelle, j’obéis dans un même Esprit avec un reste dispersé.

La liste serait très longue, s’il me fallait dénoncer toutes les œuvres mortes. Mais je veux surtout parler du combat des fidèles, rejetant la souillure des forces spirituelles du monde. Car comme a dit l’apôtre Jean : « la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi. »

A contrario, la loi est l’occasion d’une défaite. Non qu’elle soit mauvaise, mais la chair est faible. Grâce soit rendue à Dieu à cause de notre Sauveur qui nous dégage de tout lien morale par la croix.

La grâce et la vérité sont venues avec Jésus, afin de constituer un nouveau paradigme de la justice et de la vie. Être chrétien n’est pas une situation impure. L’homme charnel ne peut penser à autre chose que la loi en écoutant la parole de l’Esprit. Pourtant ce n’est pas la vérité qu’il entend, mais les choses de la chair.

L’Evangile de Christ est la règle du royaume de Dieu. Nous renaissons changer de dimension, où les choses anciennes n’ont pas d’effet. Ce n’est pas un choix de « vivre autrement », car après avoir cru une fois, nous sommes transférés dans le royaume.

Oui : par la croix de Christ nous quittons le paradigme légal du monde, et par la résurrection de Christ nous naissons dans le royaume de Dieu. Notre nouvelle vie ne procède pas des principes qui régissent l’ancienne dans le monde. La moralité n’est pas la règle ici : c’est la foi qui est agissante par l’amour.

Etant physiquement dans le monde et dans la chair, nous nous ancrons dans le royaume par l’espérance de la gloire. Tout ce qui concerne le monde revient au monde, dans la mesure où nous en usons. Seulement, Christ doit posséder des fruits spirituels, car c’est à Lui que nous appartenons en vérité.

La réponse que nous devrions faire de manière franche correspond à la question suivante : où cherchons-nous à vivre, et donc comment ? Cherchons-nous le royaume et la justice de Dieu, où sommes-nous toujours préoccupés par les choses de ce monde ? Là encore, ce discours n’est pas nouveau.

Celui qui veut obéir, alors que l’on peut encore dire « aujourd’hui », le peut, même s’il est le seul dans sa localité. Et nul n’a d’excuse, car ses commandements ne sont pas pénibles, comme peut l’être notre ancienne vie.

Le combat de la foi

Cela implique une opposition dans le monde. En effet, souvenez-vous que c’est contre lui qu’opère la foi. Alors nous puisons toute chose en Christ, pour aussi ternir ferme dans Son témoignage.

Comme Dieu ne nous a pas appelé à combattre selon la chair, Il pourvoit en toute situation. La logique, les raisons et les méthodes sont toutes des œuvres mortes. De mêmes en est-il de la loi ancienne avec ses ordonnances. Ceux qui comptent sur ces choses ont écarté la croix de Christ.

Lorsque les hommes nous persécutent, nous sommes prompts à nous défendre par des moyens terrestres, ou à les maudire. Mais que nous dit le Seigneur ? Il dit bénissez ceux qui vous maudissent, et aimez vos ennemis.

Je ne dis pas cela pour que vous vous forciez en œuvres mortes. Ce qui nous rend capable de suivre Christ dans ce témoignage, c’est la justice de Dieu. Car croyez-le bien : Dieu tire vengeance du mal que l’on fait à Ses enfants.

D’ailleurs, le Seigneur nous dit que ce bien envers nos ennemis est un jugement qui s’accumulent contre eux. En faisant le bien, nous enlevons toute défense aux méchants.

Oui, la parole est l’explication de Son témoignage. Nous devons donc invoquer le Seigneur fidèle, avec l’espérance de Son jugement. Car à Lui la vengeance contre nos persécuteurs.

Mais est-ce réellement contre la chair que nous devons combattre ? Tout chrétien peut citer les Ecritures, et les incrédules en font autant. Alors qui peut comprendre la portée du mystère ? la réponse échappe à beaucoup.

En entendant parler de vengeance, certains pourraient être scandalisés. Sachez que Dieu nous donne l’espérance de Sa vengeance, non seulement contre les autorités et les dominations qui influencent les hommes dans le monde, mais contre la chair aussi.

En fait, le monde, et tout ce qui est dans le monde, nous oppressent de différentes manières. Et pourquoi ? Dans le but de nous souiller. Je ne parle pas de morale, mais d’incrédulité. Car je le répète : la foi est le principe nouveau qui régit, non le monde mais le royaume de Dieu.

Bien que nous soyons dans la chair, pour marcher sur la terre dans ce temps, l’homme spirituel ne marche pas selon la chair. Qu’est-ce que cela signifie ? Que dès à présent, mon âme prospère par la foi, avec Christ en Dieu.

Vivre selon la moralité est vain dans le royaume de Dieu. Et croyez-le ou non, le vainqueur de cette génération a reconnu qu’il est mort au monde et à ses rudiments. Ceux qui font l’amalgame entre vie par la foi et justification morale sont à peine sauvés. Pour autant qu’ils aient cru à la révélation fondamentale pour le salut initial.

Dans le livre de la révélation (Apocalypse), Jean voyait les âmes des martyres sous « l’autel ». Elles réclamaient cette vengeance promise. Et pourquoi pensez-vous que le Seigneur Jésus disait à Ses contemporains de prendre garde à ce que quiconque faisait aux croyants ?

Il leur dit même qu’il vaudrait mieux qu’ils soient tués d’une façon horrible, plutôt que de subir la vengeance. De toute évidence, le châtiment particulier dépasse le voile de la chair, s’abattant sur les âmes des persécuteurs.

J’ai parlé ainsi pour éviter tout débat. Le combat de la foi est large, et la grâce de Dieu couvre toute tentation contre notre témoignage. Le sujet de la vengeance, comme espérance pour endurer les persécutions, est une richesse de la foi. C’est en remettant notre colère à Celui qui règne aux siècles des siècles que nous demeurons dans la vie et la paix.

Luttons plutôt contre l’Adversaire de nos âmes qui envoie la chair comme des traits enflammés. Invoquons le Nom du Seigneur contre les esprits méchants et les dominations qui nous entourent. Car il est écrit dans « David » : « Elles m’environnaient comme des abeilles ; Elles s’éteignent comme un feu d’épines ; Au nom de l’Eternel, je les taille en pièces. »

Prions ainsi, jusqu’à ce que la paix de Christ à laquelle nous avons été appelés règne dans nos cœurs.

Pour un vainqueur isolé, les frères qui s’opposent au témoignage de la vérité sont aussi des persécuteurs. Et le Seigneur tire vengeance de tout cela. Qu’ils s’agissent de conducteurs infidèles qui blessent ceux qu’ils ont captivé, ou des autres qui ont participé aux œuvres du diable : Il vengera Ses fidèles à cause de leur foi.

Plus que vainqueurs

C’est le cri du ministère, pour ceux qui sont capables de croire jusqu’au bout de la révélation. Car que signifie la parole de l’Esprit, sinon que la victoire nous est assurée ? Mieux encore, une gloire nous est déjà appliquée.

Je dis encore les mêmes choses, alors aucun de mes auditeurs n’a d’excuse à la désobéissance.

L’œuvre de notre Sauveur n’est pas anecdotique, ni réduite à l’incrédulité ou la petitesse de la foi de cette génération. N’y a-t-il personne pour crier : nous sommes plus que vainqueurs ? Faudrait-il comprendre la grâce que nous recevons, et l’appel à la gloire que Dieu nous adresse à l’Eglise.

Ils sont nombreux, ceux qui s’enorgueillissent par des paroles de l’Ecriture apprises par cœur. Ce n’est pas une preuve de spiritualité, ou alors il n’y a pas plus spirituel que les incrédules qui l’étudient.

Moi, je demanderais : « quel est votre témoignage de la foi de Christ ? » Non des citations que vous ne comprenez pas en vérité, mais le résultat de votre apprentissage de Christ.

La Bible raconte le témoignage de la foi de certains qui nous ont précédé dans le plan de Dieu, jusqu’à la révélation de Christ à l’Eglise. Nous avons même celle du Seigneur à Son serviteur Jean, dans le dernier livre : Apocalypse.

Là, Il éclaire le mystère de Dieu de manière extraordinaire. Que nous a-t-Il pas dit afin que nous cherchions l’excellence de la conformité à l’appel ? Il s’adresse à l’Eglise : que chacun marche vers la rétribution de ses œuvres.

Qui est capable d’apprécier la grâce qu’Il nous fait, afin que nous ne nous détruisions pas complètement ? Oh, que mon Dieu est bon pour ceux qui croient en vérité !

C’est à peine si la majorité de ceux qui ont cru au début comprennent combien le salut est parfait. Il nous a proposé de nous sauver de la condamnation, et de nous donner le royaume en héritage avec Christ, par la seule foi en Sa justice selon la bonne nouvelle.

Que signifie cela ? Que rien ne peut nous en priver, dès lors que nous avons cru au début et que nous gardons ce peu. Ce salut « initial » est éternel.

« Dans ce cas », demanderaient ceux qui sont attentifs, « pourquoi ne sommes-nous pas enlevés de la terre après avoir cru ? »

C’est parce que la vocation de l’Eglise est plus que cela. Mais ce salut est le point de départ, la garantie d’une alliance qui suis son court. L’Eglise doit produire du fruit afin que Dieu saisisse Son règne dans le ciel.

Ceux qui auront été utiles à l’économie de Dieu, par la persévérance de l’appel, profiteront d’un héritage complet avec les prémices du royaume. Et comment ? Par la conformité au témoignage de la nouvelle vie, contraire aux rudiments du monde.

Ce n’est pas en vain que le Seigneur a montré le mystère de l’économie de Dieu à Son serviteur Jean. Il saisira Son règne lorsque le nombre de ceux qui doivent mûrir les premiers sera complet. Car le Roi a besoin d’un Corps avec les saints pour purifier le domaine céleste, là où l’Adversaire nous accuse devant Dieu.

Ce sera alors aux saints, qui sont près d’être mûres sur la terre, d’amener le coup de grâce du Seigneur victorieux. En effet, le diable ne peut non plus demeurer sur la terre, cette dernière étant destinée à devenir une extension du royaume de Dieu où Christ règnera à toujours.