Chaque chose en son temps

Un serviteur emblématique du vingtième siècle, colonne de l’Eglise dans le recouvrement, disait qu’il faut vingt ans à un serviteur avant d’être vraiment utile.

Ceux qui me connaissent, savent que je ne remplis pas ce critère. Ce n’est pas qu’ils reconnaissent cette condition d’utilité, c’est seulement que ma formation dans la sagesse n’est pas murie dans vingt ans. Bien sûr, je défends ce ministère, car c’est la vérité que j’expose dans tous mes discours.

Ce que je confesse aujourd’hui, remet une partie de mon témoignage en perspective. Je préfère, même si personne ne l’a vraiment lu, le laisser en l’état, et y ajouter cette vision.

Un appel hors des ténèbres

Depuis le temps où j’estime le début du combat pour mon renouvellement dans la vie, jusqu’à maintenant, il s’est écoulé cinq ans. Cela peut paraître peu, mais même le progrès de six mois d’intervalle m’est évident. Pour moi, cinq ans en arrière c’est la nuit avant l’aurore, car j’étais à mille lieux de soupçonner la connaissance et la sagesse d’aujourd’hui.

Dans le témoignage que je vous livre sur lenouvelhomme.org, je parle du protestantisme et d’une certaine dénomination. Le Seigneur illuminait ma conscience sur les ténèbres qui s’y trouvait, et plus tard, à diverses occasions dans le temps, Il élargit la vision. Par quelques révélations, Il me montra que ce n’était pas seulement cette dénomination, mais le courant protestant qui était ténèbres.

Avant même le temps où Il m’éclairait sur la situation, le Seigneur me parla sur l’appel au bon combat. Durant cette période, j’étais introduit dans le combat spirituel avec plein d’expériences relatives. Il me révéla entre autres, que cet appel était un « ministère de vie », et j’avoue que je ne comprenais pas les implications.

En tout cas, c’est de ce ministère qu’on besoin les églises « dont l’œuvre n’est pas achevé devant mon Dieu ». Je le sais, et je suis confirmé dans la connaissance.

Si en me lisant, vous défendez ces ténèbres, alors vous êtes réprouvés quant à la vie du Seigneur. Parce que ce protestantisme est une réputation dans le monde, d’être vivant. Mais en réalité, c’est un orgueil au milieu de l’apostasie. Non seulement, les églises dans ce courant ont-ils besoin de l’Esprit de vie dans la parole. Ils ont avant tout besoin d’une nouvelle consécration, qui les empêchera de prospérer dans les ténèbres.

Ce n’est pas pour vous convaincre que j’écris ici : je fais le lien avec mon témoignage. Je rechigne à raconter toutes mes expériences, alors vous devrez vous en contenter.

Un temps à venir

Toutes les épreuves que j’ai traversées ont permis la formation d’une sagesse de la vie dont je témoigne. Mais j’ai une tristesse qui m’accompagne chaque jour, celle qui me fais écrire aujourd’hui.

J’atteste avec assurance que l’appel du Seigneur est véritable. Je ne me recommande pas moi-même, c’est la sagesse qui se révèle et qui convainc dans la foi.

En fait, je souffre de « l’affluence zéro » du peuple de Dieu vers ce ministère. C’est l’épreuve qui me hante même aujourd’hui, et probablement « demain ». Je comprends la situation, c’est pourquoi je peux en parler, mais viens un jour où j’oublie le pourquoi.

Pourquoi ? Parce ce que ce n’est pas la saison. Je transcende le courant protestant, mais paradoxalement, c’est ce qui me limite. Les hommes agissent comme bon leur semble, ils font tout à cause de leur vision charnelle, et réussissent bien souvent. A cela, il n’y a rien d’étonnant ; et le Seigneur dit : « n’envie pas les méchants quand ils réussissent ».

Ce n’est pas le cas, par contre, je hais les œuvres mortes qu’ils pratiquent. Au moins, ils ne font que radoter : les ténèbres sont toujours les ténèbres. Mais Dieu me donne une puissance pour la destruction des forteresses du mensonge et de l’injustice. Il a aussi en réserve, celle pour l’édification du Corps de Christ sur le fondement.

Je me languis simplement du temps de cette gloire pour l’économie de Dieu. Alors je peux encore être surpris, à « essayer » d’opérer comme les hommes charnels du protestantisme. C’est de cela que je parle en disant « c’est ce qui me limite », car dans ce ministère, seule la vie aboutit. La chair est condamnée à l’échec, or, le rythme de la vie me fait patienter.

Plutôt qu’être esclave de la chair pour pratiquer ses œuvres mortes, l’onction de vie nous en dépouille. Et pet importe, en vérité, les limites qu’Il nous impose, si cela nous garde de l’iniquité à l’Eglise. C’est à cette nouvelle consécration que je veux conduire mes frères.

Le Seigneur témoigne de mon zèle, mais ce n’est pas être pressé : c’est être déterminé à suivre Christ. Son règne me domine dans cette consécration où la chair est sans œuvre auprès des saints. Quand viendra le temps de chaque chose, le succès sera toujours garanti.

Ce ministère est pour moi l’assurance, dans toutes mes actions, de ne pas détruire l’Eglise. Car ce sont les œuvres mortes, toutes sortes de manœuvres humaines dans les ténèbres, qui La détruisent. Pourtant, l’apôtre Paul nous prévient, de prendre garde à la manière dont ont bâti.

Je ne jette pas la pierre, car si ce n’était pas Sa grâce, j’agirais moi aussi, sans l’onction du Seigneur. Mais heureusement, dans cette épreuve avec Sa protection, j’ai plutôt appris Sa justice. Quand Il agira, au temps convenable, j’agirai avec Lui, afin que tous apprennent.

Il m’a dit qu’Il se servira Lui-même de moi dans l’Eglise, mais je passe par l’épreuve Le connaître. En fait, c’est la chair qui perd patience en moi, mais seul l’esprit aura le succès au Nom du Seigneur.

Conclusion

Tout ce que j’expose dans mes messages est vrai, mais personne ne me lit : ce n’est pas grave. Le temps vient où ceux qui entendront sortiront de la torpeur de la mort, pour vaincre. J’espère qu’il ne sera pas trop tard pour trop des frères et sœurs. En attendant ce jour, je prie pour l’Eglise, que Dieu prépare leurs cœurs à recevoir la grâce.

Je prie aussi pour avoir des collaborateurs, qui travailleront avec moi pour le réveil des saints hors du fondement. J’ai peine à observer l’immense désert spirituel, même dans ma localité. C’est difficile de ne pas crier à l’échec, quand j’ai la connaissance qui manque à tous.

Je continue à apprendre, malgré les sentiments qui me poussent à des actions vaines ; et heureusement qu’elles sont vaines. Dans cette consécration, j’éprouve la différence entre servir la maison, et servir le Seigneur. Pour moi, je sers le Seigneur, et ce travail sera récompensé, comme Il me l’a aussi promis.

Le jour où vous entendrez (ou lirez) ce ministère, sachez que c’est le temps. Alors ne tardez pas à le racheter, le Seigneur est proche !