La chute de l’Eglise

Le Père nous a appelé à la liberté de la foi. Se faisant, nous jouissons de la communion des « mœurs » du royaume avec Christ, à qui nous appartenons.

L’Eglise est censée être la démonstration de la réalité spirituelle, bien que nous soyons limités par la chair dans ce monde. Mais loin du témoignage de Christ, nous vivons largement selon l’homme ancien et naturel.

Certains parlent de déclin, et c’est sans doute l’état de l’Eglise dans le monde. Toutefois, considérant l’héritage primitif de la foi, j’observe plus que cela : une déchéance.

Le Seigneur Jésus a montré le royaume au-delà du voile, comme aux espions Hébreux qui avaient vu le pays de la promesse de plus près.

Voici la tragédie : notre génération a rejeté cette vision en masse, par incrédulité. Non Seulement, mais comme a dit Esaïe d’avance et l’apôtre Paul ensuite : « N’ont-ils pas entendu ? »

Tous ne l’on pas vu, mais la masse a choisi la limitation dont témoignent les incrédules lâches, les hypocrites, les orgueilleux sans intelligence et les cupides. L’héritage de tels individus est l’apostasie.

Le Seigneur a donné des ministères de vie et de restauration pour nous élever à la dignité. Sommes-nous devenus insensibles à Son appel ?

Je le dis avec grande peine : la médiocrité satisfait la grande majorité. Nous sommes une multitude de rachetés, mais peu sont dignes de l’appel au royaume.

C’est quelque chose que j’annonce depuis des années, quelque chose que les Ecritures scandent : « il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus ».

La porte large n’est pas la voie de « l’enfer », mais celle de l’infidélité à l’appel qui mène à la perdition. Il y a deux parts de l’héritage : le royaume éternel que tous ceux qui croient à la bonne nouvelle obtiennent sans d’autres conditions. Puis il y a la couronne de justice qui correspond au royaume millénaire avec Christ : c’est le partage du doit d’aînesse pour ceux qui aiment Sa croix, et qui pratiquent la vérité.

Ne pensez pas que je juge en place du juste Juge : comme toujours, selon que je vois ou entend, je parle. Ce royaume millénaire en question est méprisé par les saints qui s’examinent selon les rudiments du monde.

Pourquoi tant d’entre nous sont-ils fiers de leur impureté ? Ne croyez pas que je fasse référence aux mœurs que condamne la chrétienté. Cela n’a rien à voir avec les violations de la morale humaine ou de la loi ancienne.

Ce que je dis, c’est que ce monde, et tout ce qu’on y trouve, est impie. Or, Dieu est pur : il est l’Alpha et l’Oméga. Son royaume procède de la grâce, au moyen de la foi qui vient de la vérité (réalité).

Aucun philosophe, intellectuel, politique, pape ou moine de ce monde ne soupçonne la vérité. Leur témoignage, c’est l’ignorance, les plaisirs, la vanité et la cupidité.

Qu’en est-il de l’Eglise dans le monde ? Eh bien, cela dépend de « l’église » dont nous parlons. Mais aucune dénomination ne vit par une vision au-delà du voile : le foin et le chaume sont destinés au feu.

Certains disent faire partie de l’Eglise mais ne sont en rien spirituels : rien de plus que des hommes.

D’autres sont régénérés (né de l’Esprit), pourtant, ils n’ont pas de témoignage spirituel. Les saints qui vivent dans l’esclavage des forces spirituelles du monde font honte à ceux qui sont dans le royaume par la seule foi de Christ.

Mais grâce soit rendue à Dieu à cause de notre Seigneur qui suscite ces ministères salutaires. Ceux-là sont comme les deux espions Hébreux en minorité qui ont cru à la promesse.

Les témoins fidèles disent ce qui ont vu et entendu, bien que peu reçoivent leur témoignage.

Il est facile de s’exempter soi-même du compte des incrédules, vaincus faute de la foi qui triomphe pleinement du monde.

Si je vous disais que sur tous les soi-disant conducteurs que j’ai croisé dans ma vie chrétienne, aucun n’était fidèle. Peut-être vous sera-t-il moins facile de vous justifier vous-mêmes.

J’imagine quelques-uns dire que mon jugement n’a pas de valeur. Je répondrais que ceux qui veulent faire la volonté de Dieu ne s’endurcissent pas. De plus, quiconque a cette prétention doit être capable de reconnaître la source du témoignage.

Loin de moi l’intention d’attirer une condamnation sur la maison de Dieu. C’est même le contraire : je dis qu’il n’en est rien pour ceux qui obéissent au pur l’Evangile.

Selon cet Evangile, vous êtes dégagés des obligations de la loi. Et croyez-vous que la moralité ou les principes humains puissent remplacer cette dernière ? C’est insensé !

« Si vous êtes morts avec Christ aux rudiments du monde, pourquoi, comme si vous viviez dans le monde, vous impose-t-on ces préceptes :

Ne prends pas ! ne goûte pas ! ne touche pas !

Préceptes qui tous deviennent pernicieux par l’abus, et qui ne sont fondés que sur les ordonnances et les doctrines des hommes ? 

Ils ont, à la vérité, une apparence de sagesse, en ce qu’ils indiquent un culte volontaire, de l’humilité, et le mépris du corps, mais ils sont sans aucun mérite et contribuent à la satisfaction de la chair. »

Tout est à nous et nous sommes à Christ. Tout ce que Dieu a créé est bon, considéré dans la grâce. Nous sommes morts avec Christ, donc les choses du monde ne peuvent nous souiller.

Frères, nous ne sommes pas sous la loi, mais sous la grâce. Or, la grâce n’est pas de ce monde, c’est le don gratuit de la vie éternelle, celle du Fils de Dieu. Et cette vie est justifiée, sainte et bénie de toute bénédiction spirituelle en Celui auquel nous avons cru.

N’endurcissez pas vos cœurs en rejetant la sagesse de Dieu par manque de foi. Sinon, vous demeurez dans la servitude avec des consciences persécutées, luttant avec les armes de la chair.

Les vainqueurs sont ceux qui vivent parallèlement dans le royaume, par la foi de Christ qui vit en nous. C’est ce que le Père cherche parmi nous.

Tant d’erreurs sont enseignés dans des groupes sectaires. Leur existence est un signe flagrant de la chute de l’Eglise. En effet, ces organisations qui se font injustement appeler « églises » ne pénètrent pas au-delà du voile. Quiconque y est associé est dans la défaite, car il erre sans la sagesse de Christ.

L’Eglise de Dieu est spirituelle, établie sur le fondement des apôtres du Seigneur. Toute autre chose est une rébellion.

Qui niera ouvertement que l’œuvre de Dieu en Christ est complète ? Qui prétend alors qu’il y a mieux à faire sans l’ordre divin ?

Dieu déclare que Ses églises sont les saints dans chaque ville de la terre : une église par ville.

Se rassembler en dénomination est le déplacement rebelle des bornes que Dieu a fixé selon Sa sagesse et Son autorité. Sommes-nous plus sages que Lui ? Sommes-nous plus grand que Lui ?

A une époque, j’ai planifié de l’offenser de la sorte, mais Son Esprit m’en a empêché. C’est par un « amour » charnel, incrédule et orgueilleux que l’on raisonne ces mauvaises œuvres.

Je voulais sauver les frères qui étaient sans cesse meurtrit dans leurs assemblées. L’orgueil nous pousse à nous imaginer plus apte et digne que les autres. Non seulement, mais nous faisons finalement la même œuvre impure, et même impie, qu’Il rejette comme la mort.

Comme d’autres avant, je visais à établir une « église » soi-disant meilleure, une secte en fait. Ces temples de la religiosité nient Dieu comme l’architecte et la source de l’économie en rejetant la Sagesse qui produit l’édification du Corps de Christ.

La preuve de leur rébellion : ils se donnent des autres noms (dénomination) que Celui du Seigneur. En effet, l’Eglise de Dieu n’est autre que la contrepartie de Christ. Et qui dira que le Nom n’est pas important ?

Aujourd’hui, ma conscience est pure, mais il n’y a rien de plus honteux que cette arrogance.

Frères, il est encore temps d’honorer notre appel. Le Seigneur vous livre ce service afin que vous dégagiez de l’erreur en espérant une meilleure promesse. Vous ne manquerez pas de grâce avec les persécutions de la chair, mais Celui qui vous appelle est fidèle. A Lui soit la gloire aux siècles des siècles ; Amen.