La contagion des raisonnements

J’avais le désir de parler d’une chose, sans saisir la grâce pour l’amener dans une part de la conscience chrétienne. Et voici que dans le contexte quand j’écris, celui de la pandémie du Covid-19, j’en ai l’occasion.

C’est en ayant vent des discours impurs, dans ce temps particulier, que la parole me vient pour témoigner. Non que d’habitude ce ne soit pas le cas : en effet, il n’y a aucun répit dans cette affaire. Mais maintenant, la situation devrait concourir à l’intelligence de plusieurs.

Certains groupes dit « Eglises locales », mais qui n’en sont pas, organisent des réunions pour devenir pire, comme dirait l’apôtre Paul. Tous devraient savoir que Dieu a établi le Corps dans chaque ville des saints. Là, des dons du Seigneur et du Saint-Esprit servent au perfectionnement des saints.

C’est l’œuvre normale du sacerdoce, et avec l’opération de tous dans la communion, nous nous édifions dans l’amour. Mais nous sommes loin de cette gloire, car le fondement des apôtres fait gravement défaut. Tous ceux qui sont appelés à la dispensation de la sagesse de Dieu sont, soient des artisans de vie et de paix, ou se révèlent être serviteurs de la mort.

Le Seigneur a envoyé des éclaireurs de Sa gloire, afin qu’ils en témoignent par la foi. Pourtant, la majorité d’entre eux enseignent ce qu’il ne faut pas, mettant même le comble à leur incrédulité et au désordre, puisqu’ils entrainent les frères dans la désobéissance.

C’est en faisant passer leur sagesse diabolique pour un témoignage de lumière, qu’ils s’opposent à la vérité. D’abord, ils communiquent depuis longtemps leur limitation et impureté à l’égard de la révélation de Christ. En effet, leur témoignage n’est pas celui de l’Eglise glorieuse : loin s’en faut, à cause des sectes.

Et par la séduction de raisonnements impies, ils poussent les frères ignorants et faibles à négliger la prudence élémentaire. Aujourd’hui, quelques-uns pensent que le virus pandémique ne les concerne pas, soi-disant à cause d’une élection ou le témoignage de leur « foi ».

Si l’esprit est d’ores et déjà sauvé, beaucoup semblent ignorer que le corps ne l’est pas. Que dis-je ? que Dieu ne secourt pas ? loin de là : ce raisonnement vient du malin. Ce que je dis, c’est que ce corps de chair est mortel. Ou alors, expliquez la subtilité de ce mystère à ceux d’entre nous qui le quitte à cause de la mort.

Ils oublient plus important que ces raisonnements insensés : lorsque vous vous exposez, vous êtes ou vous devenez un danger pour d’autres, combien même seriez-vous asymptomatiques. En effet, votre incapacité à être dérangé par un signe de la maladie est trompeuse à plein d’égards.

Jouir de sa propre liberté, candide, sans discernement, et affecter autrui sans sollicitude est une preuve de ténèbres. Ce n’est pas de la foi, c’est de l’orgueil et de l’égoïsme, car un tel individu caractéristique se glorifie de violer la liberté des autres. Il fait l’œuvre du diable, parce qu’il n’aime pas sincèrement les frères pour chercher la justice de Dieu, et ne reçoit pas de cœur la parole de vérité.

La contagion des raisonnements issus de la sagesse humaine amorce la tentation contre Dieu. C’est par cette bêtise de la chair que l’Adversaire a cherché à corrompre le témoignage de Jésus dans le désert. Il a dit au Seigneur de se jeter du haut du temple, en argumentant par une parole sans substance. A cela, Christ lui a répondu en citant les paroles de Dieu en esprit : « tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu ».

Heureux ceux qui entendent la vérité d’une bonne oreille ! Amen. Tenter Dieu, c’est se mettre sciemment dans une situation pour le forcer à s’engager, pour la chair. Dieu délivre Daniel à cause de sa fidélité contre le péché abominable. Mais croyez-vous qu’Il justifie celui qui s’enfle par une soi-disant foi ? Mon Dieu ne s’abaisse pas avec les orgueilleux !

C’est cet aspect de la tentation qui me permet d’écrire sur le sujet aujourd’hui.

Tenter Dieu, c’est aussi l’associer faussement à toutes sortes d’œuvres mortes. Un exemple célèbre de ce péché du peuple est celui du veau d’or, l’abomination faite des mains des Hébreux conduits hors d’Egypte. Cet aspect, par contre, provoque le témoignage du ministère, car il a donné des siècles d’iniquité en héritage. Pire : les œuvres mortes sont devenues une tradition universelle.

Que pensez-vous que sont les dénominations, différentes de l’ordre divin et du fondement des apôtres ? ne vous y trompez pas : ce que Dieu a établi ne peut être abolie, et l’Esprit de vérité en est le garant.

La liste des choses impies, faussement attribués à Dieu, est longue. Et beaucoup de raisonnements courent après ce monde, sous prétexte de nécessité et d’efficacité. Mais qui est capable de déplacer les bornes de la sagesse de Dieu en Christ ? Pensez-vous que nous retiendrons la grâce de Dieu sans obéir à l’Evangile du Seigneur ?

Voici ce que les serviteurs mauvais enseignent, et ce que ceux qui les suivent répandent dans leurs communions : la mort par les raisonnements de la chair. Je vous le dis : aucun impur, c’est-à-dire celui qui n’est pas conforme à la justice de Dieu, n’entrera dans Son royaume, dans l’âge à venir, lequel est le royaume de justice éternelle.

De la même façon, comme je l’enseigne toujours, la souillure du témoignage nous prive de la gloire de la vie éternelle. Non seulement cette mort nous rend misérables et désagréables devant Dieu aujourd’hui, mais nous ne passerons l’épreuve de conformité à la fin.

Soyons sobres d’intelligence, afin de ne pas nuire à ceux de la famille. Dieu est saint, alors nous devons être saints. Sans cela, nous communiquons des choses mortelles à ceux que nous devons aimer. Si cette nouvelle ne vous dérange pas, alors en vérité, vous êtes dans les ténèbres.

Mon discours concerne surtout le domaine spirituel, la foi, mais l’analogie est idéale. Ce que je dis, c’est que l’erreur issue des raisonnements a gangréné dans la très grande majorité du peuple. Le ministère entier dénonce cela, et qui a entendu ? Car je déclare aussi que peu se tiennent à l’écart de la contagion qui mène à la perte du royaume de justice.

Un nombre croissant, jamais négligeable, succombent dans l’apostasie : ils ne se repentiront pas. Ceux-là sont très vite oubliés par les vecteurs mêmes des ténèbres qui les ont perdus. Oui, les gardiens de l’erreur sont eux-mêmes en sursis avant un jugement vengeur contre leur méchanceté.

En vérité, dans ce temps où la mort règne à cause de l’erreur et des raisonnements, les saints devraient de se mettre en question. Non à l’aide de la morale humaine alimentée par les raisonnements et par la loi. Ces choses appartiennent à l’ancienne création déchue.

Tous doivent s’examiner à la lumière de la connaissance de Christ, par un ministère de l’Esprit, et non de la lettre. Je crains que trop d’entre les saints ne soient si imprudents et impudents, qu’ils s’enflent des impuretés de raisonnements impies. Et malheureusement, ils sont prompts à ouvrir la bouche sans maitrise, sans grâce et sans vision céleste.

Prétendre que l’on possède la connaissance de Christ est une affaire grave. Nous devrions craindre de tromper les frères ; le problème c’est que beaucoup se réunissent dans la même assurance de l’erreur. Dans les ténèbres, la vérité est relative, alors s’imaginent-ils : rien de subtile n’est mortel, cela n’est pas important. Ils s’appuient sur la « force » de leur propre discernement charnel.

Que Dieu est pitié des saints qui vont à la mort, à la suite des conducteurs méchants.

Ceux qui sont enflés d’orgueil, car ils ont de hautes opinions d’eux-mêmes, n’ayant pas de discernement contrasté, propagent et cultivent les ténèbres qui souillent de la mort. Il n’y a rien de plus dangereux qu’un porteur « sain » de la perdition. En fait, ils ne sont pas exercés dans un esprit de foi et d’obéissance. Ce dernier ne se mélange pas à la sagesse humaine, et ne répond pas à la loi qui parlent à l’homme charnel, qui lui, va à la perdition.

Les conducteurs de ce genre manquent de la crainte de Dieu à cause de leur satisfaction dans les ténèbres. Pour eux, tout ce qui constituent un avantage intellectuel ou matériel, différent du fondement des apôtres, peut être examiné ou adopté. Alors lorsque l’Esprit leur envoie un messager, ils s’endurcissent dans l’erreur, et persistent dans les œuvres mortes.

Comme la crainte de Dieu n’est pas une motivation pour eux, on pourrait se dire que l’amour des frères leur vient en aide. La première est un souci d’être conforme à la foi, selon la connaissance de Christ. Mais si elle fait défaut, comment l’amour peut-il la rendre agissante ce qui n’existe pas ?

Voici un mystère : la foi est le corps de l’amour, afin de saisir l’espérance de Christ. Il est le Seigneur à qui nous appartenons, la Tête du Corps qui œuvre pour la gloire de Dieu. Et qui est suffisant pour tout cela ? Grâce Lui soit rendue à cause de notre Seigneur Jésus-Christ.

Cela signifie qu’Il est tout en tous à l’Eglise. Ce faisant, aucun raisonnement ne peut citer dans le Corps. Il vomira les ténèbres, et celles qui subsistent dans l’illusion ne passeront aucune épreuve. On ne se moque pas de Dieu : le Seigneur connait les œuvres de tous. Ce qui n’est pas de Christ est déjà réprouver, malgré l’orgueil des incrédules vaniteux.

Je dis que la crainte est élémentaire, même chez les juifs qui étaient fidèles, avant l’Esprit de grâce. Mais l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par l’Esprit du Seigneur, à cause de la foi en Lui. Il fortifie ceux qui Le reçoivent sincèrement pour témoigner de la vérité, et selon l’appel de chacun.

C’est cela l’obéissance de l’esprit de foi, le remède puissant dans l’Eglise de Dieu, contre l’apostasie que constituent la contagion des raisonnements et l’héritage pandémique de l’erreur.

Et comme il est écrit, l’amour des frères est la preuve de notre appartenance, car c’est l’œuvre normale de Christ. Personne ne peut aimer Dieu en vérité, alors qu’il méprise le reste de Sa famille.

Lorsque nous répandons les ténèbres de l’erreur et des raisonnements qui la produit, nous montrons que nous marchons dans les ténèbres. Pareils individus ne pratiquent pas la vérité, et n’ont pas le témoignage de Christ. Au contraire, ils tuent ; et on sait qu’aucun meurtrier n’a la vie éternelle, car le croyant est vecteur de la vie.

Je dis que beaucoup n’ont pas la foi qui saisit l’espérance de la gloire pour rendre un témoignage de vie et d’amour. Chacun doit veiller sur lui-même, et les conducteurs doivent chercher et se conformer à la justice de Dieu. Alors nous servirons dans la sainteté de la foi, et par un ministère de restauration et de vie. L’épreuve nous confirmera dans la justice, jusqu’à la manifestation de la gloire.

A Dieu soit la gloire en tout temps, en Jésus-Christ notre Seigneur ; Amen.

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