La tentation

Recevons la parole de vérité et de justice ; faisons mieux que les incrédules qui le tente.

La tentation est une manœuvre ou une œuvre qui s’oppose à la foi. Soit elle vise à détruire le témoignage de Christ : c’est une manœuvre ; soit elle résulte de l’incrédulité : c’est une œuvre morte. Cette dernière est un sujet de tentation pour Dieu : de cette façon, le diable nous accuse devant Lui.

Alors que Dieu montre les preuves d’une alliance pour un salut complet, au prix de la foi, le diable cherche à nous disqualifier. Il veut prouver l’inconsistance du témoignage de Ses serviteurs. Il ira même, s’il est propice, comme ce fut le cas pour Job, jusqu’à envoyer un messager leur dire : « maudit Dieu et meurs ! » Non content de nous accuser, Il veut avoir raison devant notre Dieu.

Les croyants sont appelés à une foi et un témoignage tels, que le serpent n’arrive pas à ses fins : à la Tête du nouvel homme. Non qu’il puisse parvenir à Christ, mais c’est en espérance que nous sommes sauvés. Nous devons lui écraser la tête par une foi ferme, et la parole de notre témoignage. Cette parole que nous publions est comme le baptême d’eau qui nous confirme dans la victoire sur les forces sataniques.

Satan veut nous affaiblir, épuiser l’assurance de toute grâce de Dieu en Christ, afin que nous reniions Son œuvre complète dans la victoire acquise. Mais en nous fortifiant sur notre foi par la confession assumée de Christ comme toute sagesse de la part de Dieu, nous fermons sa bouche calomnieuse. Car Il est justification pour qui croit ; sanctification pour qui a le témoignage de vie et de paix ; rédemption au bout de notre persévérance. Et il y a tel croyant qui est mûrit avant les autres, afin de jouir aussi des prémices de la gloire.

Dieu est bon en tout temps, mais même Ses serviteurs sont oublieux, comme les Hébreux dans le désert. Il les a délivrés de l’esclavage avec des prodiges, et a pris soins d’eux par la suite. Et en effet, que n’a-t-Il pas fait ? Il les a nourris, abreuvé, leur a donné la victoire sur leurs ennemis, conduit le jour par la nuée, et guidé la nuit par une colonne de feu. Malgré tout cela, ils se sont montrés incapable de retenir la foi en Sa bienveillance, et en Sa fidélité envers Sa parole.

Quelles devaient être les occasions pour le Malin devant Dieu ! La mort a frappé la génération incrédule, les privant de la jouissance du pays de la promesse. Et les croyants en Christ ont une meilleure promesse. Dieu leur promet Son royaume, sans les exigences d’une loi qui les pousse davantage à douter de l’espérance du salut.

En effet, la loi mettait sur les Juifs une pression du mérite par des centaines d’ordonnances. Ils étaient encouragés à ne juger que par les apparences et la stricte application des œuvres. Pour eux, y manquer constituait des transgressions qu’ils ne pouvaient expier que par des sacrifices prescrits. Toutefois, ce n’était que l’ombre de la réalité, et chaque transgression exigeait réparation ou châtiment.

Mais Jésus-Christ est apparu comme le sacrifice tout-inclusif et éternel. Grâce soit rendue à Dieu ! Nous sommes objectivement libérés de la loi des ordonnances, et mêmes du péché qui ne peut nous être imputé dans l’Esprit.

S’il existe un péché, c’est d’abord l’œuvre morte qui ne résulte pas de la foi, puis celle qui n’aime pas les frères. Cela signifie que le témoignage est souillé par la prétention de la chair à pratiquer la justice de Dieu. Ainsi, un croyant qui s’imagine Lui plaire par les ressources humaines, bâtit sur Christ avec la chair.

La mort qui demeure sur les incrédules, ne sied pas aux saints. Elle est engloutie par la foi, selon l’Esprit de vie en Christ. Les croyants sont appelés à un témoignage de vie et de paix dans une conscience pure.

Seulement, les jugements anciens demeurent dans la conscience des hommes, à cause de la chair. Chaque fois qu’ils culpabilisent, ou trouvent une faiblesse qui trouble leur estime, cela affaiblit leur foi. Alors ils agiront selon l’incrédulité, souillant leur témoignage, et servant les intérêts du malin, ponctuellement du moins. Et pourquoi ? La parole de Dieu n’est-elle pas clair ?

Le diable se sert des principes impies de la sagesse humaine, de l’ancienne création, déchue de toute espérance. En vérité, ce n’est pas Dieu qui nous condamne ; c’est la chair incrédule et pécheresse qui nous entraine à la mort : sa propre condamnation.

Si nous qui avons cru, sommes incapables de passer outre les aventures de la chair, pour croire absolument en la perfection du salut, l’adversaire nous le vol partiellement. Nous ne possédons que les richesses de Christ auxquelles nous croyons.

Nous savons que certaines choses, les choses d’en bas, sont mauvaises : ce n’est pas sujet à débat. Gageons tout de même que quelques jugements sont de l’ordre de l’obsession et de la tromperie –. Mais il n’y a aucune condamnation venant de Dieu pour ceux qui ont cru en Jésus-Christ.

C’est la chair qui, incapable de recevoir la saine doctrine, pense : « Dieu me condamne pour ceci, et me rejette pour cela ». Et vous savez quoi ? C’est vrai en ce qui la concerne, car Il a condamné le péché en elle. Seulement, Il a justifié l’esprit par la régénération du Saint-Esprit, à cause de la foi de l’Evangile.

Marcher par l’esprit, ou selon l’Esprit, c’est renier ce qui nous associe à la chair : la condamnation et la privation de quelque bénédiction. En effet, le nouvel homme de l’esprit possède l’espérance fidèle de l’héritage avec Christ.

Que dire à tout cela ? Nous sommes participants indélogeables de la nouvelle alliance. Mais si nous doutons, comment entrerons-nous dans la gloire des croyants inébranlables ?

C’est pourquoi nous sommes établis en assemblées de Dieu dans chaque localité. C’est afin que nous veillions les uns sur les autres, à cause de l’amour du Seigneur, lequel œuvre à notre participation au salut complet. Tout est ordonné dans le but de nous perfectionner, mais nous nous sommes rebellés en masse.

Si nous marchons selon la chair, c’est que nous pensons que l’alliance avec Dieu en Christ s’appuie sur les œuvres mortes. Or, Dieu est souverain, et c’est souverainement qu’Il a décidé de nous sauver par la foi. N’est-ce pas une grâce pour laquelle nous devons être reconnaissant, plutôt qu’insultant ?

Nous admettons que certaines pratiques de la chair ont un impact plus ou moins sévère dans la conscience. Ces choses terrestres éprouvent notre assurance de l’accueil céleste, plus ou moins fortement. Et nul doute que les esprits méchants profiteront de la conscience collective du péché.

La conscience est la ligne de défense de l’esprit, où nous prenons la mesure de toutes œuvres, vivantes ou mortes. Ainsi, les adversaires travaillent à ce que l’on se condamnent les uns les autres, nous imaginant faire l’œuvres de Dieu. Or, c’est plutôt la chair où le péché est conscient que nous devrions condamner. N’est-ce pas elle qui entame notre assurance en nous focalisant sur la loi du péché et de la mort, quand nous sommes appelés à la liberté ?

L’apôtre Paul, connaissant aussi ce mystère, a dit : « ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi ».

La chair est condamnée avec le péché ; c’est le bastion de la mort où le péché fait corps. C’est la raison pour laquelle nous mourrons physiquement, à la manière d’Adam, l’homme de l’ancienne création. Et avant Jésus-Christ, le nouvel homme, l’esprit était aussi condamné avec le corps de la chair.

Mais nous sommes sauvés par la puissance de la résurrection dans le Fils de Dieu, qui est Jésus-Christ, le premier né de la descendance de l’Esprit. Cela est possible, car la parole de l’Evangile a rétabli la frontière pour justifier ceux qui sont dans cet Esprit, étant repenti de la chair. Grâce soit rendue à Dieu : nous sommes un seul Esprit avec notre Seigneur, le Juste et le Vivant.

Quant à la chair, elle reste pécheresse qui pratique le péché. Mais nous rendons grâce à Dieu en toutes choses pour Son salut efficace. Christ est l’arche pour les esprits, en qui les eaux de la mort, ni aucune ténèbres n’existent. Si nous croyons en Lui de cette manière, alors nous marchons par l’esprit, sans condamnation.

C’est cela la justice de Dieu : une conscience pure, qui rejette les jugements et les sentiments de la chair. Car si nous créons des brèches pour les ténèbres de la mort, nous en souillerons notre témoignage. Or, rien de souillé ne peut participer aux prémices de la gloire dans l’âge à venir. Cet honneur est réservé aux vainqueurs qui ont tenu à la foi et au témoignage exempt d’œuvres mortes.

Il existe une seconde mort : la loi de la première mort règne sur la chair mortelle, et nul ne peut y échapper. La seconde concerne la création invisible : elle sert au dernier jugement sur la création. Quiconque est mesuré par elle n’aura plus jamais de jugement. C’est ce qu’il en sera de l’antichrist et de ceux qui le suivront dans l’iniquité ; du faux prophète ; de tout homme impie, et même de la mort (la première) qui sera détruite.

Mais la seconde mort a aussi un ministère vis-à-vis des saints qui ont failli à garder le sain témoignage, en marchant selon la chair. Eux, seront exclus du royaume et purgés le temps des prémices qui sont la récompense des vainqueurs. Après cela, ils rejoindront leur frère au royaume éternel, selon l’alliance fidèle.

Le péché dans la chair est le moyen de la mort pour traverser les frontières du cœur et perdre l’homme intérieur, lequel a les promesses. Mais en fait, c’est le diable qui est à la manœuvre, et la mort est son influence. Voici le mystère du grand conflit spirituel.

Les vainqueurs que Dieu veut, ce sont ceux qui confineront la mort dans le corps de la chair. De même, au début de « la grande tribulation », Satan sera confiné sur la terre où il sévira peu de temps, avec l’iniquité et la mort, comme jamais auparavant.

Nos corps mortels sont un type de la terre aujourd’hui, l’ancienne création déchue. Alors que l’esprit est un type du ciel où Dieu habite. Satan veut affecter l’homme intérieur afin que nous nous identifiions à la chair injuste. Et il nous accuse devant Dieu dès que nous souillons notre témoignage, par incrédulité. Ainsi, il revendique une influence sur nous. Pouvons-nous accepter cela ?

Il cherche à ce que nous subissions l’opprobre de l’incrédulité envers la justification et la sanctification de Christ de la part de Dieu. En effet, nous n’avons rien à ajouter à Son œuvre parfaite et complète : Christ est le victorieux, alors tenons à la foi seule.

Encore un peu de temps : l’accusateur des frères, et tentateur de Dieu, sera précipité dans la défaite. Les vainqueurs croient fermement, et ferme la bouche du diable en publiant la gloire de leur victoire ; Amen.

« Skandalizo » (appendice)

traduit « scandale, scandaliser, occasion de chute, pierre d’achoppement »

[Matthieu 5 v29, 30 ; ch11 v6 ; ch13 v21, 57 ; ch15 v12 ; 17 v27 ; ch18 v6, 8, 9 ; ch24 v10 ; ch26 v31,33 ; Marc 4 v17 ; Jean 6 v61 ; ch16 v1 ; Romains 14 v21 ; 1 Corinthiens 8 v13]

  1. Poser une pierre d’achoppement ou un obstacle dans le chemin, sur lequel un autre peut trébucher et tomber, métaphorique offenser
    1. Attirer à pécher
    1. Faire qu’une personne commence à se méfier de quelqu’un en qui elle avait l’habitude de croire et d’obéir
      1. Être une occasion de chute
      1. Être offensé dans quelqu’un, c’est à dire voir dans un autre ce que je désapprouve et qui m’empêche de reconnaître son autorité
      1. Faire que quelqu’un juge un autre non favorablement ou injustement
    1. Puisque quelqu’un qui trébuche ou dont les pieds s’empêtrent se sent contrarié
      1. Faire que quelqu’un ait du déplaisir à une chose
      1. Rendre indigné

Enseignement pratique

Ce qui ébranle une conscience tranquille ou la liberté (Romains 14 :19-23) ; ce que l’on rejette par incrédulité (Matthieu 13 :57-58).

Provoquer : a. la confusion, b. la culpabilité, c. l’incrédulité, d. l’opposition [à la parole] ou une réaction malvenue, e. la perdition

Lorsque cette action est provoquée par Christ, c’est une preuve d’incrédulité qui est la perdition du concerné, ou du moins mauvais témoignage (Matthieu 13 :57 ; 15 :12-14 ; 26 :31-33 ; Jean 6 :61). Ceux qui croient peuvent se heurter par incrédulité, même jusqu’à l’apostasie (Matthieu 24 :10).

Lorsque cette action est provoquée envers un croyant, c’est un péché contre Christ qui vaut une condamnation de l’adversaire (Matthieu 18 :6-9).

« 8 Si ta main ou ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-les et jette-les loin de toi ; mieux vaut pour toi entrer dans la vie boiteux ou manchot, que d’avoir deux pieds ou deux mains et d’être jeté dans le feu éternel.

9 Et si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi ; mieux vaut pour toi entrer dans la vie, n’ayant qu’un œil, que d’avoir deux yeux et d’être jeté dans le feu de la géhenne ».

Ce passage s’adresse aux contemporains incrédules de Jésus, lesquels sont prévenus de ne pas agir contre les croyants. Mais l’histoire retiendra combien les judaïsants ont cherché à détruire la foi des disciples. Ainsi, ils sont artisans de nombreuses occasions de chute contre les saints à leur contact.

Le croyant peut aussi avoir l’épreuve de sa foi et se heurter à la parole de Dieu (Marc 4 :17). Dans ce cas, il entre dans une confusion dont il risque de ne pas se remettre. Mais s’il parvient à vaincre par la persévérance à croire, il se forme pour un meilleur témoignage.

« 59 Jésus dit ces choses dans la synagogue, enseignant à Capernaüm.

60 Plusieurs de ses disciples, après l’avoir entendu, dirent : Cette parole est dure ; qui peut l’écouter ?

61 Jésus, sachant en lui-même que ses disciples murmuraient à ce sujet, leur dit : Cela vous scandalise-t-il ?

62 Et si vous voyez le Fils de l’homme monter où il était auparavant ?

63 C’est l’esprit qui vivifie ; la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie.

64 Mais il en est parmi vous quelques-uns qui ne croient point. Car Jésus savait dès le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient point, et qui était celui qui le livrerait.

65 Et il ajouta : C’est pourquoi je vous ai dit que nul ne peut venir à moi, si cela ne lui a été donné par le Père.

66 Dès ce moment, plusieurs de ses disciples se retirèrent, et ils n’allaient plus avec lui.

67 Jésus donc dit aux douze : Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller ?

68 Simon Pierre lui répondit : Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle.

69 Et nous avons cru et nous avons connu que tu es le Christ, le Saint de Dieu.

70 Jésus leur répondit : N’est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous les douze ? Et l’un de vous est un démon !

71 Il parlait de Judas Iscariot, fils de Simon ; car c’était lui qui devait le livrer, lui, l’un des douze ».

Ici, nous voyons l’occasion de chute qu’est Christ pour les Juifs, et l’heureuse espérance qu’Il est pour les croyants. Ainsi, Il se révèle toujours provoquer l’un ou l’autre des témoignages, un témoignage de vie et d’esprit, et un autre de mort et de vanité.

Le Seigneur agit toutefois envers ceux qui croient afin qu’ils demeurent fermes contre les adversaires (Jean 16 :1).

Il arrive malheureusement que les saints se scandalisent les uns les autres, au lieu de faire preuve de prévenance par amour. Lorsque qu’un frère juge la liberté d’un autre, il devient par là une occasion de chute. En effet, l’assurance d’un culte fidèle va de pair avec une bonne conscience envers Dieu. Et sans cette conscience, nous sommes comme broyés et confus.

Les saints agissent ainsi envers leurs semblables 1) parce qu’ils veulent se rassurer, mais ce faisant, il pèche. C’est une œuvre morte car ce n’est pas convertir les autres à notre propre fois qui nous justifie. 2) parce qu’ils sont pleins d’œuvres mortes, avec une abondance de préjugés et de principes. Pour eux, leur connaissance du bien et du mal, constitue le culte acceptable et même agréable à Dieu.

La justice, la paix et la joie suffisent à plaire à Dieu (Romains 14 :17-18). Alors nous n’avons aucune raison édifiante d’agir au risque de détruire l’œuvre de Dieu. Au contraire, nous pouvons vivre selon notre appel pour Lui. Et celui qui est véritablement spirituel aura une conviction supérieure à toutes (Romains 14 :12-14). Lui-même est capable de restreindre sa propre liberté pour le bien de frère : c’est cela la justice de Dieu, non l’imposition de notre foi (1 corinthiens 8 :13).

Les scandales sont une division qui vient soit des choses anciennes, soit des choses nouvelles. Provoquées par les premières, ce sont des œuvres du malin au travers de la chair. Mais lorsqu’ils viennent des choses nouvelles, ce sont des manifestations de l’incrédulité des scandalisés.

Personne ne devrait se heurter à la sagesse de Dieu, car elle n’est pas dur. Elle est un trésor inestimable qu’il faut découvrir. Une croix accompagne chacun d’entre nous, jusqu’au bout de notre voyage dans cette tente. Et c’est elle qui sert d’épreuve à la foi, car il n’y a que cette dernière pour la survivre. Apprendre des choses nouvelles et renoncer aux anciennes, c’est le renouvellement dans la connaissance de Christ.

C’est pourquoi, nous devons persévérer plutôt que nous effondrer face à la vérité ou à la vanité, afin d’apprendre Christ pour nous-mêmes. Nous paraitrons alors comme des bijoux précieux dans la diversité de la sagesse de Dieu.