L’arbre stérile et l’arbre mort

« Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits.

Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits.

Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu. C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez » [Matthieu 7 :17-20].

Dans une vision, j’étais sur les hauteurs, sur la parcelle supérieure d’un champ pentu. Là, je discernais la nature des fruits d’arbres disant : « celui-ci est bon, et cet autre ne l’est pas ».

Ce n’est pas que je découvre la grâce du Seigneur, Lui qui m’a dit : « ce que tu as, c’est l’intelligence pour me connaître ». Et ce n’est pas pour me glorifier que je parle. Tout au contraire : je communique après avoir éprouvé ma faiblesse.

Récemment, je discutais avec un homme à qui j’avais présenté la bonne nouvelle il y a un peu plus d’un an. Je le croisais souvent, et il ne semblait pas porter le fruit de la foi, toutefois, je ne m’en souciais pas.

Depuis quelques temps, à cause de la période de confinement dû à l’épidémie, je prends en charge une partie de son approvisionnement alimentaire.

Alors que nous parlions, je constatais combien il était ignorant de ce qui est acquis, même chez les moins spirituels d’entre nous. Il mettait la vérité sur le plan d’autres « choses religieuses » qui ont la fausse prétention de « sauver ».

A ce stade, je me disais qu’il était la proie d’une séduction qui sévit dans le monde. Mais lorsque je l’ai entendu mépriser la résurrection de notre Seigneur, je lui ai signalé que sans cette foi, il n’y a pas de salut.

Cet homme n’est pas stérile comme je le pensais, il est simplement mort : un incroyant.

Certains se demanderaient pourquoi je ne l’avais pas cerné plus tôt. Je dirais que beaucoup de saints ont un témoignage stérile. Ce qui me rappelle une triste expérience d’il y a plus de trois ans quand j’écris.

En ce temps, j’étais consacré au soin d’un frère envers qui je faisais mes « premières armes » selon la vision céleste. Loin de moi la présomption, mais je faisais de mon mieux avec amour.

Durant près d’un an et demi, je l’accueillais car il était rejeté, je le consolais car il souffrait, je l’enseignais car il était ignorant, je le soutenais car il manquait de parfois de gestion financière.

Un temps vint où il négligeait, davantage que d’habitude, mes avertissements au sujet de son isolement lors duquel il perdait la semence de vie. Jusqu’alors, je parvenais à le restaurer, et il confessait chaque fois une repentance et des promesses.

Un jour que je le contactais, moi qui attendais qu’il le fasse selon mes recommandations, je déchantais. C’était afin de le prévenir une énième fois que je l’appelais. Et à cette occasion, il me dit qu’il n’avait jamais prétendu recevoir mes enseignements. Pure non-sens… !

Plusieurs fois, il me disait : « tu es un bon pasteur pour moi ». Il me déclarait aussi : « je comprends que tu doutes, mais tu verras », cela, parce qu’il agissait toujours contre ses propres déclarations. Encore une fois, il se révélait dans le mensonge.

Lorsque je lui demandais : « pourquoi tu fais semblant ? », il me répondit sans me répondre : « je n’ai rien à dire ».

Je crois à sa nouvelle naissance, à cause des signes et du don du Seigneur pour discerner ce qui Lui appartient. Cet enfant de Dieu n’est pas mort : il est stérile. C’est l’exemple de ceux qui ne reçoivent jamais la semence sur un bon terrain, incapables de porter un bon fruit.

Cinq mois après cela, j’étais en prière dans une inspiration de l’amour. Je confessais à Dieu mon désir pour sa sincère repentance. Ayant la pensée de Christ et discernant le caractère du « frère », je savais qu’il s’agirait d’un prodige.

Je priais donc avec une ferveur pleine d’espérance par la foi. Et je veillais ce jour même par le treillis, qu’ils paraissent sur le chemin de ma maison. Deux jours plus tard, il m’appela au téléphone, et se fut la déconvenue.

Le Seigneur m’avait dit par deux fois, en substance : « S’ils ont la même foi que toi, Je peux faire d’eux ce que J’ai fait de toi ».

Les ministères de résurrection et de vie

J’ai conscience de l’appel du Seigneur, et du don du Saint-Esprit pour le service de Dieu. La vie divine m’a été donné avec une sagesse, afin d’équiper ceux qui ont cet Esprit de vie. Et je sais depuis longtemps que ce don n’excède pas le besoin du ministère. Ce n’est pas à moi de planter : mon pouvoir consiste à cultiver le plan pour qu’il produise du fruit.

L’Esprit signifie que ceux qui ne L’ont pas sont incapables de recevoir ce témoignage de la sagesse ; non plus ceux qui s’enorgueillissent. Et je suis persuadé que le Seigneur est fidèle envers ceux qui Le cherchent sincèrement, sans hypocrisie ou pensées doubles.

Avant que le semeur ne passe par-là, la pluie est peu de chose, et l’engrais est inutile. L’arbre desséché a besoin de la prédication de la bonne nouvelle pour reprendre vie, par la foi dans la résurrection du prince de la vie. Ensuite, mis à part des morts, l’économe enrichira celui qui est régénéré, afin qu’il jouisse abondamment du royaume de Dieu en Christ.

Alors que le monde est un champ désolé par la chute, Dieu veut que les hommes parviennent à un fruit excellent. C’est pourquoi de tels serviteurs, le semeur et le cultivateur, son envoyé dans le champ.

Je suis de ceux qui cultivent, c’est-à-dire qui sèment dans les cœurs par un ministère de vie. Voici la confirmation d’une sagesse inadaptée envers les pécheurs de ce monde. Ceux-là ont besoin des autres qui pêchent les hommes eux-mêmes, par la parole de résurrection.

Mais comme on peut le constater, dans la première partie de mon discours, être un enfant de Dieu n’est pas une garantie d’excellence. Loin s’en faut. Beaucoup sont appelés, mais ce n’est pas tout ceux qui répondent qui sont élus.

En effet, tel croyant peut ne pas croire jusqu’au bout de la révélation. Il n’est pas suffisant de naître de nouveau pour être un témoin de Christ. Mais on ne peut le devenir qu’à cette première condition.

Les semeurs du monde (prédicateur) et les semeurs du royaume (les enseignants), servent chacun dans un champ différent. Après qu’un homme soit passé de la mort à la vie, le premier n’a plus aucune prérogative que le confier à la compétence du second.

Maintenant, si je me risque à juger que tel est mort, car le Seigneur seul connait toutes choses, Il m’a tout de même recommandé dans une sagesse. Voici, Il m’a désigné, non comme celui qui juge l’arbre, mais comme un qui discerne la nature des fruits. Car n’a-t-Il pas dit : « C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez » ?

Un grand nombre se sont vu donner de pouvoir régénérer les esprits par l’Esprit de résurrection dans la parole. Ils n’ont pas tous la même largesse du don, mais chacun d’eux pêchent les hommes. C’est sans doute le don le plus répandu, car compatible et utile au plus grand nombre. Tel convertira dix hommes, tel autre se verra donné d’en pêcher des centaines.

Ce mystère est double : il y a non seulement beaucoup de pêcheurs d’hommes, mais aussi beaucoup à pêcher. Mais comme l’inconséquence est partout, même les semeurs gardent les plants du royaume, sans pouvoir les cultiver avec sagesse.

L’Esprit de vie a pour cela une capacité différente chez d’autres. Ces derniers sont bien moins nombreux : une sélection du Seigneur pour le service d’une sélection d’entre les saints. Bien qu’Il souhaite l’excellence de tous, comme le salut de tous, peu y parviendront.

L’appel spécifique du Seigneur se perd parmi l’engagement volontaire d’une foule d’enseignants autoproclamés. Ils ont parfois le don, mais pas le mandat divin, alors ils ravagent le jardin du Seigneur. Et pourquoi ? Parce qu’ils sont le fruit du déclin qui se confie dans un héritage impie, plutôt qu’ils ne cherchent le royaume et la justice de Dieu.

L’apôtre Paul met en garde l’Eglise quand il dit que ceux qui enseignent seront jugés plus sévèrement. Ils touchent aux matériaux sanctifiés dans le Seigneur, afin qu’ils servent à Son économie. C’est une œuvre grave : quiconque y travaille doit avoir la recommandation divine, sans prétention de la chair.

Un service d’œuvres qui ne dispose pas des dons adéquats est stérile. En tant qu’enseignant de la vérité présente, Dieu me connait, et j’ai le « chandelier » par Sa parole.

La stérilité n’est pas l’absence de fruit, mais celle de bon fruit. Car par la vue et les pensées charnelles, combien s’enorgueillissent et élèvent des imposteurs ? Ils sont nombreux parmi nous, se rassemblant entre eux comme une forêt, sans le fruit de la lumière. Et ils dissimulent parfois quelques arbres morts.

Je me trompe moi-même en essayant de convertir les hommes à la foi du royaume, car ils n’ont pas l’Esprit. Et que puis-je faire d’autre envers eux ? Rien de bon. Mais je pourrais ravager le royaume par manque de discernement.

En vérité, le ministère de vie est réservé aux vivants, et son témoignage est pour les croyants. C’est afin qu’ils portent le fruit de l’Esprit avec abondance, en rejetant les œuvres mortes.

Je laisse aux prédicateurs le champ du monde. En fait, je n’ai pas le choix, car sans le Seigneur je ne peux rien faire. Or, Il ne m’a pas appelé dans ce champ.

Le problème que je déplore vient de ceux qui n’en font pas autant. D’abord les prédicateurs, qui dépassent le champ de leur compétence en s’essayant à l’enseignement, sans la grâce pour cela. Puis les enseignants, qui tentent de pêcher les hommes dans le monde, et se persuadent du résultat en mélangeant les champs.

Pareilles œuvres mauvaises démontrent un manque de discernement, lequel doit venir d’un renouvellement de l’intelligence spirituelle. Et c’est sans parler des faux serviteurs qui s’introduisent parmi les saints à cause de tout cela. Ils travaillent à l’anéantissement du témoignage pur, à l’abrutissement de ceux qui n’ont veillé ni sur eux-mêmes, ni sur l’Eglise de Dieu.

C’est pourquoi, le Seigneur dit que celui qui veut juger risque d’arracher le bon avec le mauvais. C’est Lui qui fera le tri au jour du jugement, et Il rendra aussi à chacun selon ses œuvres. Que celui qui peut comprendre, comprenne, se repente et obéisse de cœur à la parole de l’Esprit.

Toutefois, les témoins du Seigneur sont capables d’éprouver la nature de toutes choses dans l’œuvre de Dieu, car le royaume n’est pas divisé. Tous les fidèles coopèrent pour l’espérance de la vocation céleste en Christ.

Nous devons faire la différence entre « stérilité » et « mort », et demeurer chacun à notre place, dans le champ de notre activité dans le Seigneur. Malheureusement cette génération ne discerne pas même entre « vie » et « mort ».

Que le Dieu de miséricorde recommande ceux qui Lui obéissent dans le Seigneur, pour la restauration de l’ordre divin ; Amen.