Le pays de toutes les promesses

Christ est la victoire : Il est le pays de toutes promesses de Dieu. Nous n’y parvenons pas par le mérite personnel vis-à-vis de la loi, mais par la foi en Lui.

C’est Lui qui s’est rendu digne selon la loi afin que nous soyons identifiés par la foi en Lui. Nous étions, et nous sommes jusqu’alors, incapables de réitérer Son œuvre parfaite. En plus, nous serions déchus d’une telle grâce en essayant, car ce serait une preuve d’incrédulité pernicieuse.

En Lui, nous avons déjà les prémices, et nous sommes dans l’espérance d’un héritage entier avec Christ.

Mais que signifie qu’Il est la victoire ? J’ai parlé, disant qu’Il est la fin des choses anciennes. En fait, le Seigneur est la réalité de la nouvelle création. Cette gloire n’est l’homme naturel errant, ni la religion impure.

Si nous ne sommes pas en Lui, par Lui et pour Lui, nous sommes alors des ombres dans la vallée de la mort.

 Le monde a ses principes qui sont nombreux, et le royaume de Dieu en Christ a tout autant les siens. Mais l’un, l’ancien monde où gisent les hommes incrédules, va à la perdition. L’autre à la promesse de la vie éternelle pour ceux qui croient.

Je ne me lasse pas de dire les mêmes choses, et tout appartient à la même réalité : Christ.

Il est la demeure des vainqueurs qui se sont arrachés à l’esclavage des forces spirituelles du monde, par la foi dans l’espérance de Dieu : Christ. Ces forces régissent l’humanité déchue par une conscience du péché qui la condamne selon les rudiments anciens comme la loi.

Seule la foi de Christ peut ouvrir une « autre » réalité à la conscience. En effet, le monde entier est sous la malédiction : tous ont conscience du bien et du mal ; nul n’est exempt de faute.

Mais il n’en est pas ainsi de la réalité de Christ, parce qu’IL est juste et saint. Nous héritons premièrement de cette conscience. Puis nous apprenons qu’il n’y a aucune condamnation.

Malheureusement, l’expérience des saints est très souvent différente. Et pourquoi ? Parce que leur foi est incomplète. Il s’agit pourtant d’une communion fondamentale de la sagesse de Dieu pour nous.

Il n’a pas été donné à tous de connaître l’ensemble des richesses de la gloire de Dieu. Satan travaille dans ce sens, afin que si certains croient pour la vie éternelle, ces mêmes demeurent toutefois dans l’esclavage. Quelle tragédie !

Où est votre patrie à qui vous devez vous identifier ? Ne sommes-nous pas appelés à sortir du monde, voyageant en quête des richesses insondables de Christ ?

Ne vous imaginez surtout pas que j’exhorte quiconque à pratiquer la loi qui vous condamnerait. Les rudiments qu’elle préside appartiennent à la mort.

Je suis mort à la loi par la loi avec Christ à la croix. Je vis désormais par la résurrection du Seigneur selon la nouvelle règle, non la loi du bien et du mal, mais la foi en Christ.

Il est grâce de Dieu qui rend ces choses vaines pour ceux qui demeurent en Lui. En effet, si Dieu nous justifie, qui peut nous condamner ? Il a donné Jésus-Christ comme prix pour tous ceux qui croient. Qui veut mésestimer la valeur du Fils de Dieu ?

La foi est la justice de Christ opposée, non à la loi, mais plutôt à la condamnation. Seulement, force est d’admettre que l’homme ne peut compter sur sa capacité à pratiquer la loi, à cause de la chair.

C’est pourquoi la sagesse de Dieu suffit à réaliser notre salut.

Le don de Dieu en notre Seigneur est la loi de liberté. Il est vain de nous tromper nous-même en cherchant à Lui montrer nos mérites. Ce sont les œuvres secrètes du cœur qu’Il jugera.

Dieu sait de quoi nous sommes faits : Il sait que nos actes ne traduisent pas forcément nos desseins cachés. Alors évitons encore une fois de nous tromper nous-même.

Il y a une des grandes différences entre les rudiments anciens et la liberté de la foi. Lorsque nous pratiquons librement le bien, c’est par la foi agissante par l’amour de Christ. C’est là un véritable témoignage du Seigneur qui vit en nous.

Il n’est pas possible de plaire à Dieu en simulant les richesses de Christ. C’est pour cela que nous devons nous repentir des œuvres mortes dans nos consciences.

Par la foi, nous invoquons Celui qui nous fortifie, afin que Christ vive dans nos cœurs. Alors seulement quelque chose de Christ peut glorifier Dieu. Le pays de toutes les promesses regorge justement de toute justice, pour le témoignage.

Chercher le royaume et la justice de Dieu

Bien sage aux yeux des ignorants, celui qui prétend plaire à Dieu par les apparences, selon une loi directive.

En vérité, ce n’est qu’en vertu du royaume en Christ que nous Lui plaisons. Car pour Lui, nous sommes le mouvement, l’odeur et tout le témoignage du Fils.

Nous L’honorons par la foi seule, dans la liberté du royaume, sans mauvaise conscience, mais avec l’espérance de la conformité de Christ.

C’est la sagesse que Dieu nous propose afin que nous soyons de dignes fils. Et le ministère doit recouvrer toutes les dimensions de cette sagesse de Dieu.

Nous devons d’abord nous soumettre à l’ordre divin, selon des notions fondamentales perdues dans le déclin. (Voir « Des erreurs doctrinales majeures »).

C’est le fondement et la structure, toutes deux indispensables à l’économie de Dieu.

La masse des saints tâtonne sans réelle vision de Christ et de l’Eglise de Dieu. Deux sources se mélangent, et ce qui en ressort est souillé par la chair. Au-delà du salut acquis par la foi du début, il n’y a guère plus que des œuvres mortes qui ne résisteront pas au feu.

Ces choses n’appartiennent pas à la sagesse de Dieu, mais viennent de l’homme. Or tout est pourvu par le Dieu trinitaire pour bâtir sur le fondement. « L’ordre divin » qui sert de structure et de bornes est la première des trois notions que je relève.

Ensuite, si je puis dire, nous devons chercher « la conformité à Christ ». Cette seconde notion sert à l’édification sur le fondement. Elle dépend de la première pour parvenir à la perfection.

C’est un travail de toute une vie pendant laquelle nous devons réaliser le royaume, malgré la chair qui subsiste dans le monde.

Nous devons nous identifiés à Christ comme un royaume entier pourvu de grâce. Là, nous jouissons de la bénédiction sans l’effet de la malédiction.

Cette malédiction est la part des incrédules, car ceux qui croient en vérité connaissent la paix de Christ dans lequel nous sommes justifiés.

L’apôtre Paul, lorsqu’il écrivait l’épître aux romains, a partagé un mystère.

« Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle ; mais moi, je suis charnel, vendu au péché.

Car je ne sais pas ce que je fais : je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais.

Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par-là que la loi est bonne. 

Et maintenant ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi.

Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair : j’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien.

Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas.

Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi.

Je trouve donc en moi cette loi : quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi.

Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur ;

mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres.

Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ?

Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur ! Ainsi donc, moi-même, je suis par l’entendement esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché. »

Epître aux romains 7 v14-25

Combattre contre la chair par la connaissance du bien et du mal est un tourment propre à l’ancienne création. C’est comme essayer d’éteindre un feu avec de la paille.

Il nous faut réaliser que la chair a de tout temps ses propres désirs dans le monde. Je ne dis pas qu’il faut rendre sa satisfaction propice sous prétexte de la liberté.

Ce que je dis, c’est qu’il n’y a pas de condamnation pour celui qui croit en Christ notre vie, seulement du repos.

Normalement, par notre soumission à l’ordre divin, devrions abonder dans le témoignage de Christ. Il y a en effet beaucoup de grâce réservée à la formation de la sagesse : des ministères, des dons, des bonnes œuvres et une révélation complète.

La raison de cette gloire est la vie d’Eglise : l’expression spontanée de Christ selon Son commandement dans l’unité. Et vous connaissez Son commandement : « Aimez-vous les uns les uns les autres ».

Un tel produit de la vie éternelle ne laisse pas beaucoup de place à la chair. Seulement, ces choses dépendent toujours de la sagesse : l’unité locale, sans déplacer les bornes.

J’ai dit « normalement » ayant conscience que ce temps n’est pas favorable à la vie d’Eglise abondante de fruit.

Si vous aimez la vérité et la justice de Dieu, vous vous conformerez à la sagesse. Mais il est fort probable que vous soyez une minorité dans votre localité. Avec qui vous réjouirez-vous de votre espérance ?

Je prie le Père de miséricorde qu’Il sanctifie les frères en Christ avec vous ; Amen.

Enfin, il est une chose qui, d’importance égale, m’ajoute un sentiment d’urgence. C’est en vue de cette étape que nous persévérons aujourd’hui, et il nous faut être prêt : la fin du monde.

J’apprécie ce terme, car il met la situation en évidence. C’est la fin de l’âge mauvais, le temps d’un changement radical sur toute la terre habitée. La notion essentielle est « une foi complète et ferme ».

L’iniquité et l’abomination prévalera partout, mais les saints devront persévérer dans l’intégrité de Christ. Ce sera l’heure de faire la preuve de la complétude de notre foi.

Nous devons être au fait de évènements à venir, car nous seront tentés comme jamais.

J’ai enseigné là-dessus, mais je pense surtout à ce que représente une rupture totale avec le système satanique. En effet, le Seigneur nous dit :

« Sortez du milieu d’elle, mon peuple, afin que vous ne participiez point à ses péchés, et que vous n’ayez point de part à ses fléaux ».

Apocalypse de Jean 18 v4

Aujourd’hui, ce système est comparable à la Babylon dans laquelle le peuple de Dieu s’était installé selon le prophète Jérémie. Mais en ce temps de la fin, il sera l’empire du péché abominable.

Afin de nous préserver, nous serons sans doute tenus de subsister par la foi seule, sans les béquilles d’incrédules qu’il nous arrive trop souvent d’employer.

Chacun d’entre nous devra faire montre d’un contentement saint.

C’est pourquoi être prêt, c’est être exercé à dépendre de la grâce de Dieu exclusivement. En trouvant pareil communion dans le Seigneur, nous jouirons de Lui comme l’arche de Dieu toute suffisante.

Ce mystère est précieux, et c’est même cette révélation que le Seigneur m’a donné en premier. Il dit

« Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas : Que mangerons-nous ? que boirons-nous ? de quoi serons-nous vêtus ?

Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin.

Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus.

Ne vous inquiétez donc pas du lendemain ; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. ».

Evangile selon Matthieu 6 v31-34

Comprenez-vous ? C’est dans cette période de la fin que « toutes ces choses » nous serons données.

Ailleurs dans l’Evangile selon Luc, le Seigneur Jésus nous dit que le Père ne nous prive de rien si nous le Lui demandons.

« Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus, qui crient à lui jour et nuit, et tardera-t-il à leur égard ?

Je vous le dis, il leur fera promptement justice. Mais, quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »

Evangile selon Luc 18 v7-8

Là encore, Sa parole n’est plus salutaire qu’en vue de la grande tribulation qui vient sur toute la terre habitée pour nous éprouver. Sommes des gens de peu de foi, ou nous révèlerons-nous des vainqueurs sur le monde ?

Si nous ne croyons pas indéfectiblement dans la fidélité du Père, nous nous livrerons aux hommes impies. Ne croyez pas que vous résisterez à la volonté de la chair, imaginant trouver un meilleur salut.

A ce moment, vous devrez renoncer à votre foi en vous faisant marquer afin de vendre ou d’acheter. Et si vous vous y refusez après la preuve de votre incrédulité pour vous être rendu en auprès d’eux, votre salut sera le martyr. Soi vous mourrez exécuté, ou alors de faim, car personne ne vous prendra en pitié.

Dans le livre Apocalypse, il est écrit : 

« Si quelqu’un a des oreilles, qu’il entende !

Si quelqu’un mène en captivité, il ira en captivité ; si quelqu’un tue par l’épée, il faut qu’il soit tué par l’épée. C’est ici la persévérance et la foi des saints. » 

Apocalypse de Jean 13 v9-10

Il nous est clairement dit que ceux qui sont destinés à la captivité, comme ceux qui doivent être tués à cause de leur foi, doivent l’accepter.

C’est dans la nature humaine de se défendre et de prendre les armes, mais le Seigneur est doux. Voici un exemple de Son témoignage universel dans les saints qui Lui ressemble. C’est de toute façon à Lui qu’appartiennent le bouclier et le glaive.

Toutefois, chacun d’entre nous à une formation particulière de la sagesse de Christ. Nous sommes comme des minéraux soumis à la pression et à divers éléments pour devenir des pierres précieuses. Chacun possède l’éclat qui lui est destinés pour la gloire de Dieu, témoignage de Christ.

Mais ce n’est pas nous qui jugeons de notre valeur. Si nous passons l’épreuve, nous règnerons avec Christ dans l’âge à venir, par la sagesse acquise, sans les limitations de la chair.

Que Dieu nous façonne par Sa sagesse afin que nous nous révélions dignes par la gloire de Jésus-Christ notre Seigneur ; Amen.