L’ouvrier du Seigneur

Il faut faire une distinction entre les ministères dans l’église et l’ouvrier du Seigneur. Sachant que l’apôtre est un ouvrier, par définition, si j’ose dire. Il est dans l’œuvre, « mis à part » pour cela.

« Pendant qu’ils servaient le Seigneur dans leur ministère et qu’ils jeûnaient, le Saint-Esprit dit : Mettez-moi à part Barnabas et Saul pour l’œuvre à laquelle je les ai appelés » [Actes 13 :2].

L’œuvre est différente du ministère à l’église. Comprenez que l’Eglise est l’œuvre de Dieu en Christ, alors que l’œuvre de l’ouvrier est dans l’Eglise. Remarquez qu’il ne travaille pas dans l’église locale, mais dans l’Eglise.

Lorsque vous me lisez, n’hésitez pas à examiner les Ecritures, pour voir qu’il n’y pas de contradiction. Profitez-en pour observer que toute les églises sont dans l’espace d’une ville entière.

Je suis moi-même appelé à l’œuvre, et lorsqu’Il s’adresse à moi, le Seigneur me parle de l’Eglise. Le propre d’un ouvrier est d’agir pour tous les saints à l’Eglise. Alors que les ministères, mis à part l’apôtre sont locaux, jusqu’à l’appel du Seigneur à s’élargir.

Les ouvriers du Seigneur sont à l’origine des prophètes et d’enseignants, ou encore des prédicateurs, mis à part pour l’œuvre. Seulement, s’il a un domicile fixe, il est un serviteur du sacerdoce local, étant dans sa localité. En effet, un ouvrier du Seigneur ne l’est pas chez lui : là, il doit exercer son ministère à l’église. Retenons que dans la localité, ce sont les anciens qui sont responsables, et que les ministères fonctionnent de concert. Mais l’œuvre est un champ d’activité à part plus large, et à part, sur lequel les anciens n’ont pas d’autorité.

L’ouvrier est libre de travailler dans toute l’Eglise, toutefois, il doit respecter l’organisation locale où il est rendu. Fait important : il n’exerce pas son œuvre dans les lieux destinés aux réunions de l’église. Même s’il est soutenu matériellement, il doit sanctifier l’œuvre, même vis-à-vis de sa famille.

Sachez que les ouvriers peuvent recevoir des finances, pour eux-mêmes ou pour l’œuvre. Elles peuvent provenir de n’importe où à l’Eglise, et les saints peuvent les héberger, s’ils le veulent. Mais ce n’est une responsabilité de l’église locale. Non, l’ouvrier du Seigneur est seul responsable de ses déplacements et des moyens logistiques pour l’œuvre.

En se rendant dans une localité, les ouvriers doivent être résolus à laisser tous les fruits de l’œuvre. Si par exemple, ils font des nouveaux convertis, ils devront seulement les orienter vers les anciens locaux. Ils n’ont aucune autre responsabilité envers eux : ils ne doivent pas les prendre avec eux. L’ouvrier peut rester dans une ville et recevoir les saints pour les édifier, sans reproche, ni obligation. Mais il ne peut pas en emporter les fruits, ni exercer d’autorité locale : il doit respecter l’autorité du Corps.

N’oublions jamais qu’il n’y a qu’une seule communauté locale reconnu sur le fondement unique du Corps. Même si l’ouvrier du Seigneur œuvre par-là, il n’est qu’une source passagère de bénédiction. Il n’est pas besoin de raisonner sur les circonstances : ce qui est fait pour la localité appartient à l’église locale.

Dans la Bible, le mot « ouvrier » n’est pas utilisé pour faire la distinction que je vous propose. Lorsque j’en parle, mon discours concerne ceux qui sont missionnés, et consacrés au service du Seigneur dans toute l’Eglise.

Seulement, la définition normale s’étend à tous les orateurs doués qui sont consacrés. L’ouvrier est celui qui est attaché au travail spirituel, comme un sacrificateur qui ne fait rien d’autre.

Nous ne devons pas considérer que tous les serviteurs de nom, sont approuvés par le Seigneur. Mais personne ne doit mépriser le sacrifice d’un croyant qui se consacre au service à plein temps.  Notons tout de même la différence entre se consacrer et être consacré par le Seigneur.

Les ouvriers sont ceux qui répondent à l’appel du Seigneur au service. Il en appelle beaucoup, mais force est de constater que la plupart ne travaillent pas vraiment pour Lui. Pourtant, s’ils sont nombreux devant les saints à prendre la part des ouvriers.

Ceux qui travaillent à la prédication et l’enseignement doivent normalement être honorés par l’approvisionnement matériel des saints. Comme il est écrit : « l’ouvrier mérite sont salaire ». C’est à eux que cela fait référence.

Je ne peux pas surveiller votre réflexion, j’espère seulement que vous retenez les choses importantes. Ce n’est pas celui qui parle, mais celui qui travaille à la parole qui est un ouvrier. Sachez les reconnaître.

De plus, le soutient varie d’un ouvrier à l’autre, regardez la parabole des ouvriers (Matthieu 20 :1-16). Dans le fonctionnement normal de l’Eglise, les saints sont convenablement inspirés pour reconnaître les bons et fidèles serviteurs pour eux.

Ma propre expérience témoigne de la fidélité du Seigneur, et de l’injustice des hommes cupides qui usurpent les ouvriers.

Le Seigneur pourvoit tout de même au besoin de Ses ouvriers fidèles, avec d’autres saints aux yeux ouverts. Mais dans les groupes chrétiens modernes qui ne sont pas des églises devant Dieu, les choses sont différentes. Rien n’est juste dans ces associations protestantes.

Le détournement des Ecritures au profit de leur dirigeants, est un dépouillement des bonnes œuvres à l’égard des vrais ouvriers.