Un salut parfait en espérance

Encore une fois, je ne me lasse pas d’écrire les mêmes choses. Pour vous qui recevez mon témoignage, lequel est une mesure de la foi de Christ, cela est salutaire.

Ce n’est pas que le salut de Dieu souffre de lacunes. C’est notre foi qui n’est pas complète, car Son salut est parfait en espérance. Qu’est-ce que cela signifie ? Qu’Il a tout prévu et tout accompli en Christ : toute grâce est réservée pour la foi.

S’il est évident que les hommes ne croient pas tous, même les saints sont en partie réprouvés. En vérité, il n’y a rien de « difficile » dans la nouvelle alliance. Pourtant, on entend beaucoup de paroles qui détournent facilement les « croyants ».

Il n’y a qu’un évangile de Dieu. En lisant la Bible, on penserait ne prendre aucun risque. C’est faux.

Premièrement, si toute Ecriture est utile, elle reste en majorité un mystère pour presque tous les chrétiens. Les Juifs sont appelés à renoncer à la quasi-totalité de l’ancien testament, et les saints de Christ doivent se purger du reste d’œuvres mortes. Car c’est bien de cela qu’il s’agit.

Ensuite, il faut savoir que seul le nouveau testament est interprété. Toutefois, les enseignants ont pour fonction d’éclairer le langage des apôtres et des prophètes, avec les mots qu’enseigne l’Esprit.

Les croyants qui n’ont pas ce don prennent le risque de s’opposer au renouvellement de leur intelligence. Malheureusement, ce résultat se remarque dans toutes les localités. L’orgueil de la morale sature les cœurs qui n’apprennent pas Christ au-delà du voile.

L’ancien testament est un cultivateur de cette morale, et même un diapason élevé. Quiconque s’y retrouve, s’enfle dans la chair, et les autres se font battre dans leurs consciences. Il n’y a rien de « spirituel » en cela. Eux tous passent à travers une large porte de perdition.

Je dis que cette partie des Ecritures est sensible. Même les conducteurs sont devenus charnels et orgueilleux.

A quoi sert-il de louer le Seigneur, s’Il n’a pas tout accompli ? Ne comprenez-vous pas Son ministère envers nous ? Christ demeurera-t-Il un mystère, même pour les « croyants » ?

Il est écrit : « Christ est la fin de la loi pour la justification de tous ceux qui croient » [Romains 10 :4]. Et encore : « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ » [Romains 8 :1]. Tout ce qui contredit la parole de Dieu est ignorance, incrédulité, mensonge et autres œuvres de la chair.

Ce n’est pas pour rien que j’ai dit que les enseignants doivent éclairer le langage. Nul, s’il n’a la vocation et le mandat divin, ne peut servir ainsi. Toute présomption conduit des foules à la perdition.

Quelle tragédie…

Le salut est parfait en espérance, mais la foi manque à cette génération. Pourquoi n’y a-t-il pas de constance chez ceux qui ont entendu ? Je sais, comme il est écrit d’avance, que beaucoup ont des enseignants selon leurs cœurs. Le Seigneur jugera les œuvres secrètes et toutes désobéissances. Celui qui veut faire la volonté de Dieu reçoit Son témoignage dans la bouche de ceux qui viennent de Lui ; Amen.

A force de mélange, parce qu’il leur est peu concevable de croire contre le monde, les saints errent sur la surface de la terre. Plutôt que de recevoir la grâce où Il les place, ils s’agglutinent à la manière des hommes. Par leurs œuvres mortes, cela fait longtemps que la masse a souillé son témoignage.

La foi est un mode de pensée émancipée du monde, contrairement à la sagesse humaine. C’est ainsi que nous témoignons de la gloire du royaume de Christ. L’homme spirituel vit ainsi, et il discerne ceux qui font de même, en vérité. Beaucoup ont seulement une apparence qui fait consensus dans les limites charnelles.

La foi n’est pas comparable. Quand l’humanité gît sous le malin, mesurant le chaos selon la moralité, la foi se place au-dessus. Pour celui qui la possède, le salut est acquis en Christ. Et pour celui qui l’a en abondance, la loi du péché et de la mort est transcendée.

Où est l’orgueil ? Car c’est en Lui que Dieu réserve toute grâce. Le moindre mérite appartient à notre Sauveur et Seigneur ; Amen.

C’est par la chair que l’on résonne le bien et le mal dans le monde. Or, la loi est faite pour les méchants qui y demeurent, ceux qui ne croient pas en Christ le Juste.

Pour nous qui avons cru, il n’y a aucune condamnation valable de la moralité. Que dis-je ? Que le bien et le mal n’existe pas ? Non, bien sûr. Mais la justice des hommes est pernicieuse. Une conscience sans la foi de Christ qui nous donne la paix tomberait sous les accusations du diable.

Le bien, c’est le témoignage de Christ notre Seigneur. Le mal, c’est la souillure de notre témoignage. Lorsque le Seigneur dira : « retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité ». Il s’adressera aux saints qui sont souillés, n’ayant pas Ses œuvres.

Nous faut-il pratiquer la lettre des ordonnances ? Non. Chacun d’entre nous sommes destinés à un témoignage du Seigneur, comme un membre exprime une faculté et une intention de l’homme. Ici, c’est le fruit que nous portons par la vertu du vrai cep.

Il n’est pas question d’avoir des apparences au lieu de la réalité. Si Christ vit en nous, alors nous pratiquons spontanément Ses œuvres.

Et si la chair pratique « le péché », serons-nous punis par sa faute ? Vous ne devez pas ignorer ce mystère : devant Dieu, c’est le péché lui-même qui pratique ses propres œuvres (Romains 7 :17). Ce qui compte, c’est la foi que nous confirmons par la persévérance dans la nouvelle alliance.

Ainsi, la paix nous élèvera au-dessus de toute confusion. Dieu ne nous a appelé, ni à la condamnation, ni à la culpabilité. Ces choses sont contraires aux œuvres de Christ : c’est l’œuvre de l’Adversaire, contre les consciences faibles et esclaves du monde.

Que celui qui peut comprendre, comprenne. Et que chacun prenne garde aux ennemis de la croix.

Toute fois où nous voyons écrit au sujet d’une privation du royaume, gageons que pour les enfants de Dieu, il s’agit d’une part uniquement : les prémices. Ces dernières sont les premières joies du maître, l’honneur et la couronne de justice pour les fidèles.

Il n’est pas étonnant qu’un arbre porte du fruit en sa saison. Mais les fruits qui paraissent avant cela ont une plus grande valeur pour leur propriétaire. Ce n’est pas qu’ils sont meilleurs dans leur maturité, seulement, ils sont les premiers à mûrir. Ils sont donc un met précieux avant que les autres ne soient prêts à leur tour.

Si tous ceux qui ont cru sont sauvés du point de vue de l’éternité, les élus qui ont obéi à la vérité de leur temps sont récompensés.

Rien ne peut briser l’alliance de Dieu en Jésus-Christ. Mais nous pouvons manquer la part du royaume millénaire qui sont pour les vainqueurs sur le monde et le diable.

Si beaucoup se réjouit seulement du salut initial, qu’ils s’en contentent. Au reste qui aiment sincèrement Son appel : courons jusqu’au bout de la vocation céleste.

Paix sur l’Eglise de Dieu, et grâce sur ceux qui cherchent un meilleur salut dans le royaume avec Christ ; Amen.